Des cyclistes de la «Critical Mass» contestent leurs amendes

mf, ats

16.8.2021 - 20:34

Quatre cyclistes qui ont participé, en juin 2020, à une «Masse critique» dans les rues de Genève et ont été amendés par la police pour avoir enfreint le code de la route ont plaidé lundi leur acquittement devant le Tribunal de police. Les faits qui leur sont reprochés sont de très faible gravité, a relevé leur avocat Olivier Peter.

Plusieurs manifestants a velo se sont reunis, ce lundi 16 aout 2021 a Geneve, devant le poste de Police de la Place Bourg-de-Four, avant de se deplacer devant le palais de justice, afin de soutenir des participants de la critical mass appele a comparaitre devant le Tribunal de police de Geneve cet apres-midi des 14h. (KEYSTONE/Magali Girardin)
Plusieurs manifestants a velo se sont reunis, ce lundi 16 aout 2021 a Geneve, devant le poste de Police de la Place Bourg-de-Four, avant de se deplacer devant le palais de justice, afin de soutenir des participants de la critical mass appele a comparaitre devant le Tribunal de police de Geneve cet apres-midi des 14h.
KEYSTONE/Magali Girardin

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16.8.2021 - 20:34

La «Masse critique» (Critical Mass), un défilé mensuel de vélos qui accapare la chaussée pendant quelques heures, existe depuis une vingtaine d'années à Genève. La manifestation n'a jamais connu de débordements majeurs. Pendant longtemps, la police a discrètement encadré le cortège. Mais cette approche a changé récemment, a déploré M.Peter.

En juin 2020, le dispositif des forces de l'ordre était disproportionné, a dénoncé l'avocat, avec la présence, selon ses calculs, d'au moins une centaine d'agents, dont des voltigeurs à moto, caparaçonnés dans leur combinaison anti-émeute. «Ils passaient près de nous en nous frôlant», a déclaré un des prévenus.

Les interpellations, lors de cette «Masse critique» de juin 2020, ont plu. Pas moins de 23 personnes ont été interpellées, alors que la manifestation n'a été le théâtre d'aucun incident, a souligné M.Peter. Rien ne justifiait, selon lui, une telle mobilisation policière et la distribution d'un si grand nombre d'amendes.

Eviter les problèmes

Plusieurs policiers présents lors de la manifestation sont venus témoigner devant le Tribunal de police. Leur travail, ont-ils indiqué, consistait à éviter tout dérapage et à punir les comportements dangereux qui auraient pu se terminer par un accident. Il n'a jamais été question, selon eux, d'intimider les manifestants.

Parmi les prévenus figurait le syndicaliste du SSP Jamshid Pouranpir. Il a reçu une amende de 1290 francs pour avoir franchi une ligne blanche avec son vélo et roulé à contresens sur les quais. «Il y avait beaucoup de monde ce jour-là et avec les mesures sanitaires, les cyclistes se sont étalés», a-t-il dit au tribunal.

Le Tribunal de police a gardé l'affaire à juger. Dans sa plaidoirie, Olivier Peter a averti le juge qu'il allait devoir traiter d'autres dossiers similaires ces prochains mois. Il y a une trentaine de cas en attente, a-t-il précisé.

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