Encore trop d'interventions en retard dans les hôpitaux

vf, ats

5.5.2021 - 15:22

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Les opérations qui ont dû être repoussées en raison de la suroccupation des lits en soins intensifs n'ont toujours pas pu être résorbées. Les hôpitaux doivent compter avec une projection de six mois, a indiqué mercredi Andreas Stettbacher, délégué du Conseil fédéral pour le Service sanitaire coordonné.

Un bloc operatoire (salle d'operation) photographie lors de l'inauguration du centre hospitalier de Rennaz, Hopital riviera chablais (HRC) ce jeudi, 29 aout 2019 (KEYSTONE/Cyril Zingaro)
Les opérations qui ont dû être repoussées en raison de la suroccupation des lits en soins intensifs n'ont toujours pas pu être résorbées.
KEYSTONE

Aujourd'hui, on peut compter sur 123 lits certifiés en soins intensifs dans toute la Suisse soit 14% des 900 lits disponibles, a indiqué le responsable durant la traditionnelle conférence de presse des experts. Il y a suffisamment de places à disposition, si l'on prend en compte les lits non certifiés qui peuvent être mis à disposition.

Mais le personnel hospitalier qui travaille aux soins intensifs est particulièrement mis à contribution depuis le début de la pandémie. Et cela va continuer encore plusieurs mois pour les interventions chirurgicales à rattraper et qui nécessitent un séjour aux soins intensifs, a ajouté M. Stettbacher.

Or avec le variant britannique (B 1.1.7), qui est plus contagieux et entraîne souvent des formes graves de la maladie, beaucoup de patients entre 50 et 60 ans sont désormais hospitalisés, a mis en garde le vice-président de la Task force de la Confédération Urs Karrer.

La campagne vaccinale est la seule voie pour sortir de la pandémie, a-t-il ajouté. Pour les gens relativement mobiles et qui ont beaucoup de contacts sociaux, il faudrait atteindre un taux de vaccination de 75%. C'est le seul moyen de parvenir à une immunité de groupe.

Pour les enfants, Urs Karrer ne s'attend pas à un vaccin pour les enfants de moins de six ans cette année. En revanche, les enfants et les jeunes de 6 à 16 ans pourraient être vaccinés d'ici la fin de l'année.

vf, ats