Croyances

Enfer ou paradis: la Suisse y croit moins

ATS

30.10.2018 - 11:39

Un Suisse sur trois pense qu'il y a autre chose après la mort (image symbolique).
Un Suisse sur trois pense qu'il y a autre chose après la mort (image symbolique).
Source: KEYSTONE/APA/APA/ANNIEV KOSTA

Enfer ou paradis: seul un Suisse sur dix croit à l'image biblique de la vie après la mort, selon un sondage. Pour plus d'un tiers de la population (35%), tout s'arrête après la mort.

Certains préfèrent des croyances moins communes. Ainsi, 7% façonnent un monde sans Dieu dans lequel ils retrouveront leurs proches, 9% croient en la réincarnation et 17% se font une autre opinion encore sur la vie après la mort, explique le mensuel Christianisme Aujourd'hui dans un communiqué diffusé mardi.

Pour Laurent Amiotte-Suchet, sociologue des religions à l’Université de Lausanne, cité dans la publication, les résultats du sondage répartissent la population en trois catégories quasiment égales. Un tiers des personnes répondent "rien", un tiers "quelque chose", un dernier tiers "autre chose".

Tous au paradis?

Hommes et femmes n'ont pas la même opinion sur la question. Selon le sondage, réalisé par l'institut Link pour le mensuel, près d'un homme sur deux pense que la mort est une fin définitive. Moins d'un tiers des femmes sont du même avis.

Un fossé se dessine également entre les générations lorsque l'on aborde la question de l'enfer et du paradis. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les personnes les plus âgées sont deux fois moins nombreuses à croire qu'il existe un paradis ou un enfer après la mort, note le mensuel.

Cette même tranche d'âge pense davantage qu'il n'y a rien après la mort que le reste de l'échantillon de la population interrogée. Les trentenaires et les jeunes quadragénaires sont ceux qui croient le moins au néant après la vie, avec moins d'un tiers de réponses positives.

L'enquête a été menée du 31 août au 10 septembre auprès de 1052 personnes de 15 à 79 ans de Suisse romande et alémanique.

Retour à la page d'accueil

ATS