Près de 500 patients ont pu être contaminés aux HUG

ATS

1.3.2021 - 14:16

Lors de la deuxième vague, entre 450 et 500 patients ont «possiblement» attrapé le Covid-19 lors de leur séjour aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). De nombreuses mesures préventives ont été prises pour réduire ce risque nosocomial.

Swiss army soldier, left, helps hospital's physiotherapists to mobilize a COVID-19 patient in the acute care units of the Geneva University Hospitals (HUG), during the coronavirus disease (COVID-19) outbreak, in Geneva, Switzerland, Tuesday, November 17, 2020. Switzerland, as many countries in Europe, requisitioned members of the Civil Protection, the Swiss army and also firefighter to help medical workers in hospitals as cases of Covid-19 patients spike in a second wave of pandemic. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
 Les HUG ont mis d'importantes mesures en place pour prévenir le risque nosocomial. (archives)
KEYSTONE

«Il est très difficile de quantifier et qualifier les cas nosocomiaux ou communautaires dans une épidémie aussi contagieuse», relève lundi le porte-parole des HUG, revenant sur une information de la Tribune de Genève. Une définition large a ainsi été adoptée pour définir un cas possiblement nosocomial: soit toute personne qui devient positive six jours après son hospitalisation.

Selon cette définition, les HUG estiment entre 450 et 500 sur plus de 4000 patients Covid-19 soignés sur le site, le nombre de ces cas nosocomiaux. Ce chiffre est probablement sensiblement surestimé, précisent les HUG. Environ 10% de ces patients sont décédés avec le Covid-19, mais pas forcément du Covid-19.

Les variants n'ont rien changé

Les nouveaux variants n’ont pas amené d’augmentation de la transmission nosocomiale. En effet, quasiment aucun cas potentiellement nosocomial n'a été enregistré ces trois dernières semaines, alors que la souche anglaise représente 70% des infections dans le canton.

Les HUG ont mis d'importantes mesures en place pour prévenir le risque nosocomial. Le nombre de lit par chambre a été réduit (passant de deux à un et de trois à deux), les bâtiments ont été segmentés, les patients qui viennent pour une hospitalisation programmée sont systématiquement dépistés et les dépistages des patients et du personnel asymptomatiques sont intensifiés.

Immunité de groupe

Autre facteur qui fait baisser le risque nosocomial: l'immunité de groupe du personnel. En effet, environ 2900 collaborateurs ont été testés positifs aux HUG et entre 500 et 600 ont été testés positifs à leur domicile ou sur leur lieu de vacances. Ainsi, un tiers de l'ensemble du personnel des HUG et près de la moitié des soignants seraient immunisés.

Enfin, 1200 collaborateurs ont reçu la première dose de vaccin et une centaine de personnes considérées comme vulnérables ont déjà eu les deux doses.

Retour à la page d'accueil