Le taux de renouvellement (42%) sera plus élevé pour les élections de 2019 que pour les précédentes de 2015, où 25% des candidats s'étaient retirés (archives).
La présidente du Conseil national, Marina Carobbio (PS/TI), veut intégrer la Chambre des cantons (archives).
Le socialiste valaisan, Mathias Reynard, aurait voulu que le «burn out» soit reconnu comme maladie professionnelle. Il veut décrocher un siège au Conseil des Etats (archives).
Roger Köppel (UDC/ZH) veut lui aussi décrocher un ticket pour le Conseil des Etats (archives).
Fort renouvellement à la Chambre des cantons
Le taux de renouvellement (42%) sera plus élevé pour les élections de 2019 que pour les précédentes de 2015, où 25% des candidats s'étaient retirés (archives).
La présidente du Conseil national, Marina Carobbio (PS/TI), veut intégrer la Chambre des cantons (archives).
Le socialiste valaisan, Mathias Reynard, aurait voulu que le «burn out» soit reconnu comme maladie professionnelle. Il veut décrocher un siège au Conseil des Etats (archives).
Roger Köppel (UDC/ZH) veut lui aussi décrocher un ticket pour le Conseil des Etats (archives).
Dix-neuf des 45 conseillers aux Etats ne se représenteront pas cet automne. Le chamboulement sera total dans six cantons qui devront élire chacun deux nouveaux sénateurs.
Dix-neuf retraits au terme d'une législature, c'est exceptionnellement beaucoup, indique le politologue Georg Lutz à l'agence d'information Keystone-ATS. Le renouvellement touche particulièrement le PS, qui verra 6 de ses 12 élus se retirer, mais également le PDC, qui devra composer avec cinq départs parmi ses 13 sénateurs.
Le taux de renouvellement (42 %) sera plus élevé pour les élections de 2019 que pour les précédentes de 2015, où 25% des candidats ne s'étaient retirés. Un tiers des conseillers aux Etats ne s'étaient pas représentés devant les urnes en 2011.
Un potentiel au centre
«La faiblesse des partis bourgeois a permis aux socialistes de rattraper leur retard au Conseil des Etats», considère M. Lutz. Mais cette avalanche de départs risque d'être un problème pour eux cet automne.
Pour atténuer cette difficulté, le politologue conseille aux socialistes de lancer des candidats connus, qui peuvent attirer les voix des électeurs du centre. Sont particulièrement à même de remplir ces conditions les membres et ex-membres des gouvernements cantonaux. Pour être élu, il faut être capable de réunir une majorité, résume M. Lutz.
Le co-secrétaire général du PS Michael Sorg se montre optimiste. «Nous avons nos chances au Tessin, où la présidente du Conseil national Marina Carobbio se lance dans la course, et en Valais, où le conseiller national Mathias Reynard peut briser la domination du PDC qui dure depuis 1848». Dans le canton du Jura, Elisabeth Baume-Schneider, ancienne ministre, s'est mise à la disposition de son parti.
M. Sorg explique ces nombreux départs par le hasard. «Le groupe parlementaire s'était fortement renouvelé en 2003 et en 2007. Aujourd'hui, bons nombres de démissions sont simultanées, au bon moment».
Certaines sections qui ont déjà choisi leur candidat pour les Etats misent sur des élus du Conseil national. A Genève, Carlo Sommaruga est candidat à la candidature. A Bâle-Ville, Eva Herzog défendra le siège d'Anita Fetz, tandis qu'Argovie Cédric Wermuth tentera de faire son entrée chez les sénateurs.
Partis du centre mieux placés
En raison de son positionnement centriste, le PDC est mieux armé que le PS pour défendre ses sièges. Cet avantage s'est vérifié récemment lors de l'élection complémentaire pour le Conseil des Etats dans le canton de St-Gall. Le PDC Benedikt Würth est arrivé en tête au premier tour, alors que le PLR devait défendre son siège laissé par vacant par l'élection de Karin Keller-Sutter au Conseil fédéral.
La situation des Vert'libéraux et du PBD, qui perdent chacun leur seul élu à la Chambre des cantons, est différente aux yeux du politologue. C'est sur ses qualités individuelles que le candidat remplaçant jouera son élection.
Moins de femmes
Le renouvellement qui se profile à l'horizon cet automne touche particulièrement les sénatrices. Cinq des six élues quitteront la Chambre des cantons. Seule Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG) se représente.
Des visages déjà connus à Berne pourraient cependant faire leur apparition parmi les 46. Selon le site internet des services du Parlement, une douzaine de conseillers nationaux vont tenter de se faire élire aux Etats.
Parmi eux figurent notamment les présidentes de partis Regula Rytz (Verts/BE) et Marianne Streiff (PEV/BE), ainsi que les conseillers nationaux Céline Amaudruz (UDC/GE), Christa Markwalder (PLR/BE) et Roger Köppel (UDC/ZH).
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