L'OFSP met le paquet sur les ados

gd, ats

5.10.2021 - 15:41

La situation épidémiologique continue de s'améliorer. L'accalmie doit être utilisée, aux yeux des experts, pour augmenter l'immunité collective de la population, alors que la vaccination accuse un ralentissement. Les jeunes sont dans leur ligne de mire.

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5.10.2021 - 15:41

Virginie Masserey, Leiterin Sektion Infektionskontrolle, BAG spricht an einem Point de Presse zur Covid 19 Situation, am Mittwoch, 29. September 2021, in Bern. (KEYSTONE/Anthony Anex)
«Seulement 70'000 personnes ont reçu une première injection lors de la semaine écoulée. C'est trop lent pour être immunisé avant l'hiver», constate Virginie Masserey.
KEYSTONE

«Le taux d'immunité est actuellement insuffisant pour sortir rapidement de la crise», a indiqué mardi Virginie Masserey lors du traditionnel point de presse hebdomadaire des experts. Deux tiers des plus de 12 ans, soit 59% de la population totale, ont été entièrement vaccinés.

Et le rythme des nouvelles vaccinations tend à ralentir, a continué la cheffe de la section contrôle des infections de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). «Seulement 70'000 personnes ont reçu une première injection lors de la semaine écoulée. C'est trop lent pour être immunisé avant l'hiver.»

Jeunes à convaincre

L'OFSP a donc lancé lundi une nouvelle campagne visant les adolescents et les jeunes adultes. Le groupe affiche un fort potentiel. Seule la moitié des moins de 20 ans ont reçu une dose, et un peu plus de 60% des 20 à 29 ans. La campagne les informe sur la vaccination et ses avantages, et débusque les fausses informations qui circulent sur Internet, a expliqué Virginie Masserey.

De courtes informations sont diffusées sur les réseaux sociaux, a-t-elle poursuivi. Elles expliquent que la vaccination protège soi-même et les autres contre les formes graves et les conséquences à long terme du coronavirus. «C'est aussi le moyen le plus rapide de sortir de la pandémie, de retrouver notre liberté et de faciliter les loisirs et les voyages.»

Il est important que les personnes avec des questionnements reçoivent des réponses professionnelles, a abondé Hélène Caume Gonçalves, chargée de missions stratégiques dans le canton de Vaud. Et d'appeler à consulter le site de l'OFSP.

Rôle des médecins

Une autre option est d'aller chez son médecin. «La vaccination est notre pain quotidien», a rappelé Philippe Luchsinger, président des médecins de famille et de l'enfance Suisse (mfe). «Nous jouons un rôle important dans l'accompagnement des patients anxieux et incertains que sont les jeunes et leurs parents.»

«Il faut des spécialistes pour répondre à leurs questions et les soutenir dans leur décision de vaccination grâce à des informations basées sur des faits», a-t-il continué. «La relation que nous entretenons avec nos patients est très importante dans ce cadre.»

Outre l'accès aux informations, c'est aussi l'accès à la vaccination qui est crucial. Les pharmacies sont des relais importants, mais d'autres postes éphémères ont été mis sur pied près des bars et discos pour atteindre les jeunes, a relevé Hélène Caume Gonçalves.

La campagne évoluera par la suite pour atteindre d'autres groupes d'âge, a encore précisé Virginie Masserey. «Les derniers pourcentages de vaccination requièrent beaucoup d'efforts.»

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