Université de Zurich

L'inégalité salariale entre diplômés se réduit, mais subsiste

gf, ats

11.5.2022 - 13:58

Les diplômées de l'Université de Zurich gagnent aujourd'hui encore moins bien leur vie que leurs collègues masculins. L'écart se resserre toutefois: les plus jeunes académiciennes travaillent davantage à plein temps que leurs aînées – et leurs contemporains réduisent de plus en plus leur temps de travail.

Der Neubau des Laborgebaeudes der Universitaet Zuerich, Campus Irchel, am Donnerstag, 26. August 2021, in Zuerich. Die 5. Bauetappe am Standort Irchel der Universitaet Zuerich ist abgeschlossen. Die Laborgebaeude werden durch das Institut fuer Chemie, das Institut fuer Biomedizin und das Institut fuer Evolutionsbiologie und Umweltwissenschaften in Betrieb genommen. (KEYSTONE/Alexandra Wey)
La différence de salaire entre hommes et femmes est de 20% un an après la fin des études. Elle bondit à 50% après dix ans.
KEYSTONE

gf, ats

11.5.2022 - 13:58

L'enquête de l'Université de Zurich, présentée mercredi lors de sa conférence de presse annuelle, se base sur les données de l'AVS de 30'000 diplômées et diplômés nés entre 1960 et 1990.

Le taux d'activité n'explique pas tout

Premier constat, la différence de salaire entre hommes et femmes est de 20% un an après la fin des études. Elle bondit à 50% après dix ans.

En effet, le salaire des diplômés masculins progresse fortement entre la première et la dixième année qui suit la fin de leurs études. Cette progression s'aplatit par la suite. Chez les académiciennes, cette augmentation n'est forte que durant les quatre premières années de leur carrière professionnelle. Elle se réduit ensuite déjà.

Cette évolution s'explique principalement par le fait que les femmes travaillent davantage à temps partiel que les hommes. «Cela n'élucide qu'une partie de la différence salariale, pas sa totalité», souligne toutefois le recteur de l'Université de Zurich, Michael Schaepman.

Les jeunes font progresser l'égalité

Cependant, plus les diplômés pris en compte dans l'étude sont jeunes, moins l'écart est grand. Les hommes jeunes travaillent aujourd'hui davantage à temps partiel que leurs aînés, ce qui fait baisser leur revenu. De plus, leurs contemporaines ont un taux d'activité plus élevé que leurs aînées, ou travaillent à plein temps.

La progression du salaire des jeunes femmes est massive, constate la haute école zurichoise. Un jour, la courbe de leurs revenus se situera à un niveau équivalent de celui des hommes. Tel sera le cas lorsque diplômées et diplômés travailleront à un taux d'activité identique et que d'autres causes, injustifiées, d'inégalité salariale auront disparu.

gf, ats