L'initiative sur l’élevage intensif occupe déjà les paysans

bu, ats

18.11.2021 - 11:15

L’initiative sur l’élevage intensif, sur laquelle les Suisses devraient se prononcer l'an prochain, mobilise déjà l’Union suisse des paysans. Et de nombreuses autres textes touchant l'agriculture suisse sont déjà dans le pipeline.

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18.11.2021 - 11:15

Sicht auf ein Plakat mit mit Mastschweinen bei der Lancierung der Eidgenössischen Initiative “Keine Massentierhaltung in der Schweiz” von Sentience Politics, am Dienstag, 12. Juni 2018, in Bern. (KEYSTONE/Peter Schneider)
Vue d'une affiche montrant des porcs à l'engrais lors du lancement de l'initiative fédérale, le mardi 12 juin 2018, à Berne.
KEYSTONE

Les votations fédérales ont occupé une bonne partie de l’Assemblée des délégués (AD) de l’Union suisse des paysans (USP) jeudi à Berne, car elles s’enchaînent. Après les initiatives sur l’eau potable et sur les pesticides, c’est bientôt au tour de celle sur l’élevage intensif, de l’initiative paysage et de l’initiative biodiversité d’être soumises au vote.

Une acceptation de l’initiative sur l’élevage intensif en particulier aurait des conséquences graves pour les exploitations qui gardent des animaux de rente, estime la faîtière. Toutes devraient se conformer au cahier des charges de Bio Suisse en matière d’élevage. Cette réorientation ferait exploser les coûts de production et, partant, les prix à la consommation, tout en restreignant l’offre de manière radicale, estime-t-elle.

La faîtière prépare déjà sa campagne de votation contre cette initiative qu'elle juge «inutile». Le texte devrait être soumis au peuple l’automne prochain.

«Succès» dans les urnes

Avant de se lancer dans cette nouvelle opération, l'USP rappelle ces récents «succès» dans les urnes: le rejet des deux initiatives «Pour une eau potable propre» et «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse» du 13 juin. «Les suites de ces deux initiatives nous occuperont encore longtemps», a souligné Markus Ritter, le président de l'USP.

Des divergences subsistent par exemple en ce qui concerne l’initiative Trajectoire de réduction, que le Parlement a adoptée en réponse aux initiatives phytos extrêmes: l’USP demande encore certains ajustements, de sorte que l’atteinte des objectifs reste ne serait-ce que possible.

D'autres initiatives pointent leur nez comme sur les glaciers, la responsabilité environnementale, une autre sur les pesticides ou à nouveau sur les cornes de vache. «L'agriculture semble être au centre des préoccupations de la population», relève le président.

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