La pandémie modifie la manière de faire campagne à Fribourg

lp, ats

22.2.2021 - 11:15

La pandémie de Covid-19 n'a pas réfréné la motivation des partis et des candidats en vue des élections communales du 7 mars dans le canton de Fribourg. Mais elle oblige à faire campagne différemment sachant que la possibilité de se réunir ou d'organiser des stands est limitée.

25.01.2021, Berlin: Die Logos der Social-Media-Plattformen WhatsApp (l-r), Twitter, TikTok, Microsoft Teams, Clubhouse, Facebook, Instagram, Slack und Telegramm sind auf einem iPhone 12 Pro Max zu sehen. Die neue Social-Media-App Clubhouse soll künftig auch auf Smartphones mit dem Google-Betriebssystem Android laufen können. Foto: Christoph Dernbach/dpa +++ dpa-Bildfunk +++ (KEYSTONE/DPA/Christoph Dernbach)
Avec une présence accrue sur les réseaux sociaux et davantage de temps passé au téléphone, les partis tentent de compenser la diminution de la présence sur le terrain.
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«La crise sanitaire oblige à se montrer créatif», explique à Keystone-ATS Alizée Rey, présidente du PS fribourgeois, à qui le contact sur le terrain manque. À défaut de stands, sauf exception, le parti recourt aux réseaux sociaux, vidéos, cartes postes, appels téléphoniques et événements en ligne comme des conférences.

«Il a fallu passer davantage de temps à recruter des candidates par téléphone», note Sébastien Dorthe, président du PLR fribourgeois. Avec une campagne à réinventer, qui oblige à avoir un «coup d'avance» pour communiquer, ajoute le syndic de Matran qui ne se représente pas. Le PLR a par exemple aidé des restaurateurs à livrer à domicile.

Croissants et cuchaules

Président du PDC, Damiano Lepori constate aussi des changements fondamentaux, avec la diminution de la présence sur les marchés et de la distribution de croissants et cuchaules. Bien qu'autorisés avec respectivement 50 et 20 personnes, les réunions et stands seront moins utilisés, «histoire d'éviter tout foyer de contamination».

«Les conséquences de la pandémie constituent une inconnue», estime de son côté Christophe Blaumann, président de l'UDC. Son parti priorise des soirées thématiques dans les districts, dans le respect des normes sanitaires. Il s'interroge encore quant à l'impact du climat anxiogène sur la conscience civique des citoyens.

«On fait avec», résume Mirjam Ballmer, coprésidente des Verts fribourgeois. A l'instar de la plupart des autres partis, ceux-ci ne feront qu'un recours limité aux stands, «simplement pour montrer qu'on est là», tout en respectant la nécessité de faire preuve d'exemplarité vis-à-vis de la population.

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