La pandémie dope les inscriptions dans les jeunesses de partis

wk, ats

13.4.2021 - 06:27

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13.4.2021 - 06:27

La pandémie a dopé le nombre de nouveaux membres au sein des jeunesses de partis. La tendance s'observe à gauche comme à droite, selon des données publiées mardi par les journaux alémaniques de Tamedia.

À l'instar (de droite à gauche) d'Eric Bieri (Centre) Mitglied Junge Mitte (rechts), Laureline Wasilewski (Vert'libéraux) et Eleonore-Constance Billet (Verts), ici lors d'une conférence de presse, davantage de jeunes s'engagent dans les jeunesses de partis depuis le début de la pandémie (archives).
ATS

Les jeunes socialistes, UDC, PLR et du Centre ont tous enregistré ces derniers mois une augmentation significative du nombre de nouveaux membres. «Nous avons constaté une forte augmentation depuis le début de la pandémie», indique la présidente de la Jeunesse socialiste Ronja Jansen, citée dans les journaux.

La Jeunesse socialiste a accueilli 750 nouveaux membres l'année dernière, ce qui représente une augmentation de 10%. En général, la hausse est de 1%, relève Mme Jansen, qui attribue cette augmentation aux inégalités croissantes et au désir de nombreux jeunes de changer cette situation.

Les jeunes du Centre ont, eux, gagné 530 membres, soit le double de l'année passée. Pour leur présidente Sarah Bünter, cela est lié à leur politique axée sur des solutions.

La pandémie comme catalyseur

Du côté du PLR, les sections jeunes ont enregistré 300 nouvelles inscriptions depuis le début de l'année, soit autant que lors d'une année entière habituellement. Les jeunes UDC ont indiqué avoir accueilli des centaines de nouveaux membres.

Les jeunesses des partis écologistes n'ont pas pu tout à fait maintenir la croissance enregistrée en 2019. Les Jeunes Verts ont compté 737 nouveaux membres l'année dernière, contre 913 l'année précédente. Les jeunes Vert'libéraux ont eux accueilli 673 nouveaux venus contre 1173 en 2019.

Ce revirement est surprenant car ces dernières années de moins en moins de jeunes voulaient s'engager dans des partis politiques. Pour le politologue Lukas Golder, de nombreux jeunes ont pris conscience du fonctionnement de la politique au travers de la pandémie. Il ajoute qu'il reste à voir si cette tendance à la hausse sera durable.

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