La population vieillit, le canton établit sa stratégie

gsi, ats

24.9.2021 - 16:56

Le canton de Vaud mise sur une large démarche participative pour affronter les défis liés au vieillissement de sa population. Un appel à projets sera notamment lancé en janvier prochain.

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24.9.2021 - 16:56

Ein aelterer Mann faehrt sein Auto der Marke DACIA fotografiert am 3. Juli 2021 in Surses, Kanton Graubuenden. (KEYSTONE/Gaetan Bally)
Les plus de 65 ans représentent aujourd'hui 16,5% de la population vaudoise. Ils seront 19% en 2030 et 21% en 2040. (image d'illustration)
KEYSTONE

L'objectif consiste à trouver et tester des «idées novatrices», a indiqué vendredi devant la presse la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz, en présentant les premiers contours de la nouvelle politique cantonale «Vieillir 2030». Ces futurs projets viseront par exemple à renforcer les liens sociaux des seniors ou favoriser leur autonomie.

Pour trouver des idées, le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) compte sur ses différents partenaires, notamment les organismes et institutions prenant en charge des personnes âgées. Un jury sera constitué pour évaluer les projets.

Le canton de Vaud n'a toutefois pas attendu pour lancer des projets pilotes. C'est le cas notamment du projet Mocca, mené par Unisanté et qui permet d'intégrer des soins infirmiers chez des médecins de famille.

Huit cabinets bénéficient déjà de l'appui d'une infirmière et le dispositif va s'étendre ces prochains mois. Professeur à Unisanté, Nicolas Senn a expliqué que cette présence infirmière permettait non seulement le traitement des «petites urgences», mais surtout «un accompagnement» des patients, par exemple pour un retour à domicile après une opération chirurgicale.

Table ronde en novembre

Rebecca Ruiz a insisté sur l'importance d'une démarche qui ne soit pas «purement étatique» mais «participative» dans le cadre de «Vieillir 2030». Elle a relevé que 130 personnes étaient déjà impliquées: collaborateurs du DSAS, organisations de seniors, communes, experts et seniors eux-mêmes.

Ces différents intervenants se sont déjà réunis lors d'ateliers pour poser un diagnostic et identifier les priorités. Parmi les prochaines étapes, une table ronde avec 200 invités est notamment prévue à Beaulieu à Lausanne le 26 novembre. La stratégie «Vieillir 2030» sera finalisée le printemps prochain.

Alternatives à l'EMS

Parmi les partenaires clefs, les communes font souvent figure de «premier échelon» pour les personnes âgées, a relevé Claudine Wyssa, présidente de l'Union des communes vaudoises et syndique de Bussigny. Elle a notamment souligné l'importance, du point de vue communal, de valoriser les seniors dans leurs activités sociales ou politiques. «Le vieillissement de la société doit aussi être vu comme une chance», a-t-elle dit.

C'est également l'avis d'Agora, une plateforme qui regroupe quinze organisations actives auprès des seniors. Sa co-présidente Patricia Dubois a souligné l'importance de «réfléchir autrement» pour mieux intégrer les personnes âgées dans la société et profiter de leurs compétences.

La question de l'autonomie figure aussi au coeur de «Vieillir 2030», dont l'un des objectifs consiste à retarder, voire éviter, l'entrée en EMS. Pour répondre à ce défi, il s'agira notamment de «diversifier les types d'habitation en proposant par exemple une panoplie plus large de logements protégés», a expliqué Caroline Knupfer, responsable de cette nouvelle politique du vieillissement au DSAS.

Les plus de 65 ans représentent aujourd'hui 16,5% de la population vaudoise. Ils seront 19% en 2030 et 21% en 2040.

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