Diplomatie

Le président italien a conclu sa visite d'Etat à l'EPFZ

evpf

30.11.2022 - 16:13

Le président italien Sergio Mattarella a terminé mercredi sa visite d'Etat de deux jours en Suisse par une visite à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Il s'était rendu la veille au Centre Paul Klee à Berne.

Lors d'une brève conférence de presse mardi soir, M. Mattarella a insisté sur la nécessité d'un "renouvellement" rapide et solide des relations bilatérales avec l'UE.
Lors d'une brève conférence de presse mardi soir, M. Mattarella a insisté sur la nécessité d'un "renouvellement" rapide et solide des relations bilatérales avec l'UE.
ATS

evpf

30.11.2022 - 16:13

Dans son discours à l'EPFZ, le président de la Confédération Ignazio Cassis est revenu sur les années de fondation de l'école et a souligné ses liens avec l'Italie et le Tessin.

L'EPFZ a ainsi vu le jour sous l'égide du conseiller fédéral tessinois Stefano Franscini, membre du gouvernement national entre 1848 et 1857. Il est considéré comme le «père» de l'institution, mais représente également la communauté italophone de Suisse.

Mardi, le président italien a été reçu par le Conseil fédéral in corpore sur la place fédérale de Berne avec les honneurs militaires, après avoir visité avec son homologue le centre Paul Klee construit par l'architecte italien Renzo Piano à la périphérie de Berne.

Pour un lien fort avec Bruxelles

Lors d'une brève conférence de presse mardi soir, M. Mattarella a insisté sur la nécessité d'un «renouvellement» rapide et solide des relations bilatérales avec l'UE.

L'Italie soutiendra la Suisse dans sa volonté de placer sa coopération avec Bruxelles sur une «base nouvelle et plus forte», a-t-il dit, ajoutant qu'une bonne relation entre Suisse et l'UE est importante pour l'ensemble du continent.

Liste noire: issue en vue

M. Cassis a lui qualifié le maintien de la Suisse sur la liste noire italienne de «nuisance inutile». Il est important, notamment sur le plan symbolique, que la Suisse disparaisse de la liste des paradis fiscaux, a expliqué le président de la Confédération. La Suisse ayant fait ses devoirs, il n'y a aucune raison de l'y maintenir..

«La rencontre entre les ministres suisse et italien compétents à cet égard laisse entrevoir une solution rapide et positive dans les prochains mois», à cet égard, a déclaré mercredi le président italien, répondant à la question d'un journaliste suisse.

Travailleurs transfrontaliers

Concernant la ratification du nouvel accord sur les travailleurs frontaliers entre la Suisse et l'Italie, approuvée par Le Parlement suisse en mars dernier, mais pas encore par le Parlement italien, M. Mattarella prévoit aussi un processus «très rapide.»

«Le projet de loi de ratification de l'accord est déjà au Sénat, en cours d'examen par la commission des affaires étrangères», a-t-il dit. La réglementation actuelle sur l'imposition des frontaliers date de 1974.

Les deux Etats entretiennent des contacts très étroits dans les domaines de l'éducation, de la science et de la culture. Les quelque 320'000 ressortissants italiens en Suisse constituent la plus grande communauté d'étrangers du pays. Plus de 80'000 frontaliers se rendent en outre chaque jour en Suisse.

L'Italie est le troisième partenaire commercial de la Confédération, le volume total des échanges s'élevant à plus de 34 milliards de francs en 2021. Environ 40% d'entre eux se concentrent dans les régions proches de la frontière.

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