Le référendum «Non au don d'organes sans consentement» est lancé

bu, ats

14.10.2021 - 10:06

Toute personne qui ne s'oppose pas par écrit au don d'organes de son vivant ne doit pas automatiquement devenir donneur d'organes. Un comité indépendant et au-dessus des partis vient de lancer un référendum pour s'en assurer.

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14.10.2021 - 10:06

Un rein est transporte dans une glaciere lors d'une transplantation d'organe dans un bloc operatoire du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, CHUV, le mardi 15 septembre 2020 a Lausanne. En suisse une initiative populaire veut introduire le consentement presume pour les donneurs d'organes. (KEYSTONE/Leandre Duggan)
Selon le comité référendaire, il n'est pas réaliste que toutes les personnes soient en mesure de donner un consentement éclairé, comme cela est exigé en médecine. (image d'illustration)
KEYSTONE

Car avec le retrait de l'initiative «Promouvoir le don d'organes – sauver des vies», le contre-projet du Conseil fédéral entrerait automatiquement en vigueur après le délai référendaire, met en garde le comité dans un communiqué jeudi. Ce dernier s'est formé pour s'assurer qu'un changement de «paradigme aussi fondamental» ne se fasse pas sans le peuple.

En vertu du principe du consentement présumé – c'est-à-dire que toute personne qui ne s'y oppose pas activement est automatiquement un donneur d'organes -, toutes les personnes en Suisse devraient être pleinement informées des modalités du prélèvement d'organes, écrit le comité dans un communiqué jeudi. S'ils ne sont pas d'accord avec le prélèvement d'organes, ils peuvent inscrire leur nom dans un registre ou consigner leur opposition par écrit dans un testament de vie.

Selon le comité référendaire, il n'est pas réaliste que toutes les personnes soient en mesure de donner un consentement éclairé, comme cela est exigé en médecine. Le comité référendaire craint que les personnes les plus vulnérables ne soient particulièrement désavantagées par cette solution.

Droit à l'information

Jusqu'à présent, en cas de doute, le patient n'était pas considéré comme un donneur d'organes. Avec le nouveau règlement, les proches ont un droit à l'information, qui peut être pris en compte s'ils peuvent démontrer de manière crédible que le mourant ne voulait pas donner d'organes. Cette circonstance met indirectement encore plus de pression qu'auparavant sur les proches.

Le Comité national d'éthique rejette également le principe du consentement présumé. Au lieu de cela, elle a proposé un règlement de déclaration au Conseil fédéral.

La solution de l'objection conduirait inévitablement à prélever des organes sur des personnes qui ne savent même pas à quoi elles disent oui, ou non, estime le comité référendaire. Il a maintenant 100 jours pour recueillir les 50'000 signatures requises.

bu, ats