Les assouplissements salués tous azimuts

kigo, ats

23.6.2021 - 17:36

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23.6.2021 - 17:36

Les assouplissements décidés par le Conseil fédéral mercredi sont salués par tout le monde. Si l'usam et le Centre patronal se posent encore des questions, d'autres demandent que la situation soit suivie de près.

People eat and drink at their table in the night club
La levée des restrictions imposées aux groupes de personnes dans les restaurants ou la réouverture des salles de danse et des clubs est saluée par l'Union suisse des arts et métiers.
KEYSTONE

L'Union suisse des arts et métiers (usam) parle d'«un acte de raison» face à la diminution du nombre de cas. Elle se félicite que plusieurs de ses demandes aient été entendues, comme l'abrogation de l'obligation du télétravail, la levée des restrictions imposées aux groupes dans les restaurants ou la réouverture des salles de danse et des clubs.

En revanche, elle ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l'état de situation particulière. Elle demande le retour à la situation normale et la révocation du mandat de la task force scientifique.

Pour le Centre patronal (CP), la progression de la vaccination «rend logique le passage progressif à la phase de normalisation». «C'est un signal bienvenu pour le retour aux activités normales, qui doit permettre d’envisager l’avenir économique avec un certain optimisme.»

La levée de l’obligation de télétravail est en particulier appréciée, écrit la Fédération des entreprises romandes et la CP, tout comme la levée de l’obligation générale de porter un masque, sauf circonstances particulières. Le CP s’interroge toutefois sur le maintien d’une recommandation de travail à distance, «qui ne semble plus justifiée».

Difficile pendant les chauds mois d'été

De son côté, economiesuisse se montre particulièrement satisfaite par les suppressions de l'obligation de télétravail et du port du masque sur le lieu de travail. Maintenir le port obligatoire du masque en entreprise aurait été difficile durant les chauds mois de l'été, note l'organisation patronale. Les allégements dans les secteurs de la restauration et de l'événementiel sont aussi salués.

Bien que la situation s'améliore, economiesuisse considère que le Conseil fédéral a raison de ne pas lever toutes les restrictions: la situation doit continuer à être suivie de très près.

Quant à GastroSuisse, elle se dit soulagée que les tablées ne seront plus limitées. «Cela nous donne une réelle perspective», se réjouit Casimir Platzer, président de la faîtière de la restauration, dans un communiqué.

Mais la faîtière avertit: «Pour éviter que l'économie et la vie sociale ne soient à nouveau mises sous cloche à l'automne, les précautions nécessaires doivent être prises en été.» Elle demande que la capacité des lits de réanimation soit augmentée si nécessaire. Elle s'inquiète aussi que le champ d'application du certificat Covid puisse inclure le secteur de la restauration.

Pandémie pas terminée

«Soulagé» face à l'évolution encourageante de la situation épidémiologique ainsi que de la campagne de vaccination, Travail.Suisse salue les assouplissements, concernant notamment le télétravail et le port du masque, «pertinents pour le monde du travail». Il se félicite aussi de la prolongation des indemnités pour chômage partiel à 24 mois et de celle de la procédure simplifiée jusqu'au 30 septembre 2021, même s'il aurait préféré une prolongation jusqu'à la fin de l'année.

Mais Travail.Suisse estime que la pandémie n'est pas terminée et met en garde quant à une dégradation de la situation après l'été. Le gouvernement ne devra pas hésiter à prendre à nouveau des mesures, selon l'organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, qui demande donc des points de référence à ce sujet.

Afin d'éviter des pertes d'emploi «inutiles» alors que l'économie ne se redressera pas tout de suite dans tous les secteurs, les mesures de soutien sont nécessaires jusqu'à ce que le niveau d'avant-crise soit atteint, estime Travail.Suisse. Et de rappeler que les assouplissements décidés ne dispensent pas les employeurs de continuer à assurer la protection de leurs employés.

kigo, ats