Condamnations après le "possible assaut sur le Palais fédéral" / «Ce comportement n'est pas suisse»

om, ats

17.9.2021 - 11:54

L'opposition aux mesures de lutte contre la pandémie a pris une nouvelle dimension avec la manifestation jeudi soir à Berne. La police a dû avoir recours à un canon à eau et faire usage de balles en caoutchouc et de gaz irritant pour protéger le Palais fédéral.

Le directeur de la sécurité de la Ville de Berne Reto Nause estime que l'intervention de la police a empêché un éventuel assaut sur le Palais fédéral.
ATS

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17.9.2021 - 11:54

Dans un tweet commun, le président du Conseil national Andreas Aebi (UDC/BE) et le président du Conseil des Etats Alex Kuprecht (UDC/SZ) ont condamné vendredi les affrontements devant le Palais fédéral. «Le comportement de ces manifestants violents n'est pas suisse», ont-ils écrit dans leur message commun.

«Nous ne pouvons vaincre le virus que si nous faisons tous partie de la solution», ont-ils ajouté. A l'ouverture de la session, le président du Conseil des Etats Alex Kuprecht avait déjà appelé les opposants aux mesures sanitaires à renoncer à l'usage de la violence et aux manifestations.

Toujours plus agressif

Le conseiller municipal en charge de la sécurité Reto Nause a écrit jeudi soir sur twitter que la police cantonale bernoise a empêché un possible assaut sur le Palais fédéral.

Le porte-parole de la police Christoph Gnägi a précisé vendredi sur la radio alémanique DRS qu'il n'y avait à sa connaissance pas d'éléments concrets sur l'existence d'un tel plan. La police constate toutefois que le climat lors de ces manifestations devient toujours plus agressif.

Balles en caoutchouc

Jeudi soir, la police cantonale bernoise est intervenue quand des manifestants isolés ont commencé à secouer le grillage dressé sur la Place fédéral pour protéger le Palais fédéral. Elle leur a d'abord intimé l'ordre d'arrêter. Comme ces manifestants n'ont pas obtempéré, elle a fait usage de la force.

Des manifestants ont également lancé des objets et allumé des pétards en direction du Palais fédéral et des forces de l'ordre. Le recours aux balles en caoutchouc et aux gaz irritants a été limité et en petites quantités, a précisé à Keystone-ATS le directeur de la sécurité Reto Nause.

Entre 3000 et 4000 personnes ont participé à ce cortège qui n'était pas autorisé. La police a indiqué sur twitter qu'une personne avait été blessée lors d'affrontements entre plusieurs groupes. Pour des raisons de sécurité, plusieurs rues avaient dû être fermées.

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