Les nouvelles infections doublent tous les quinze jours

st, ats

9.11.2021 - 17:45

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9.11.2021 - 17:45

Passer au certificat «2G» ne se justifie pas en Suisse, selon les experts de la Confédération. La situation n'est pas encore aussi dramatique qu'il faille prendre de nouvelles mesures, a estimé Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse. L'évolution du coronavirus reste pour l'heure incertaine.

Rudolf Hauri, Kantonsarzt Zug, Praesident der Vereinigung der Kantonsaerztinnen und Kantonsaerzte, VKS, spricht an einem Point de Presse zur Covid 19 Situation, am Dienstag, 9. November 2021, in Bern. (KEYSTONE/Anthony Anex)
Rudolf Hauri est le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse.
KEYSTONE

Actuellement, le pass sanitaire peut être obtenu par les personnes vaccinées, guéries ou testées. Il s'agit d'un certificat «3G», expression empruntée à l'allemand ("geimpft» pour vacciné, «genesen» pour guéri et «getestet» pour testé)

La question de passer au pass «2G», à savoir un certificat limité aux vaccinés ou aux guéris, revient régulièrement sur le tapis. Devant les médias mardi, les experts ont estimé qu'il n'était pas encore temps de franchir le pas en Suisse. «Les tests ont un effet», a pointé Rudolf Hauri.

Le virus ne faiblit pas

Jusqu'à présent, le virus ne s'affaiblit toutefois pas, a-t-il poursuivi. Un constat partagé par Virginie Masserey cheffe de section à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui relève que les cas d'infections au coronavirus doublent actuellement toutes les deux semaines. L'évolution reste toutefois difficile à prévoir, selon elle.



La Suisse centrale et orientale est davantage affectée par les nouvelles infections, a relevé l'experte. L'incidence, qui s'élève à 332 pour 100'000 personnes dans le pays, augmente dans tous les groupes d'âge. Les jeunes adultes sont toutefois les plus touchés.

Des foyers locaux continuent de survenir dans les écoles et les établissements de soins, mais aussi lors d'événements de taille réduite et des rencontres privées, a relevé Rudolf Hauri.

Les restaurants et les grandes manifestations sont proportionnellement moins touchés. «Cela montre l'utilité du certificat.» Le médecin cantonal zougois a cependant souligné que le taux de positivité dans les écoles reste très bas, à 0,3%.

Le nombre d'hospitalisations n'augmente pas aussi vite que les infections, a par ailleurs noté Mme Masserey. La situation aux soins intensifs reste également stable.

Vaccination en hausse chez les jeunes

Concernant la vaccination, l'experte de l'OFSP a noté que le nombre d'injections a particulièrement augmenté récemment chez les 16-19 ans. Les taux dans les groupes d'âge supérieurs ont eu tendance à stagner.

Environ 11'000 vaccinations ont lieu chaque jour en Suisse en ce moment. Au total, environ 75% des adultes sont vaccinés, a souligné Virginie Masserey.

L'experte espère que le nombre d'injections va pouvoir augmenter durant la semaine nationale de vaccination, actuellement en cours. «Nous n'avons pas encore de chiffres sur lesquels nous prononcer, mais nous sommes très satisfaits du nombre d'activités que les cantons ont mis sur pied et de la visibilité de l'opération».

st, ats