Revue de presse Genève terrain de jeu des mafias albanaises, les F-35 pourraient se faire attendre 

bas, ats

23.6.2024 - 08:36

La vaste restructuration lancée par la Migros, mais aussi un éventuel report des livraisons de F-35 en Suisse ou les requérants d'asile déboutés qui restent en Suisse font les titres de la presse dominicale. 

Une vue sur les quatre exemplaires des journaux du dimanche, avec la Sonntags Zeitung, le Sonntags Blick, Le Matin Dimanche et la NZZ am Sonntag. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Une vue sur les quatre exemplaires des journaux du dimanche, avec la Sonntags Zeitung, le Sonntags Blick, Le Matin Dimanche et la NZZ am Sonntag. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
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23.6.2024 - 08:36

Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS:

Les F-35 pourraient se faire attendre

Après les missiles Patriot, la Suisse pourrait aussi voir la livraison des avions de combat F-35 repoussée par les Etats-Unis, relève la NZZ am Sonntag. Une clause d'urgence est standard dans les contrats d'armement américains, rappelle le journal.

La question de savoir si la livraison des F-35 sera retardée est hypothétique, répond l'Office fédéral de l'armement (armasuisse). Dans un récent rapport, le Conseil fédéral avait cependant fait part du risque qu'un Etat neutre se voie accorder moins d'importance. La Suisse a acheté 36 avions F-35 de Lockheed Martin pour un montant de 6 milliards de francs. Leur livraison doit s'échelonner entre 2027 et 2030.

Les mafias albanaises ont pignon sur rue à Genève

Les mafias albanaises ont fait de Genève leur base arrière, relate Le Matin Dimanche. «À l'échelle romande, Genève est une plaque tournante pour l'héroïne, tandis que certains autres cantons ou la France voisine servent parfois de base arrière, par exemple pour le stockage», indique dans le journal Frédéric Kuhne, chef remplaçant de la brigade des stupéfiants à Genève.

En Suisse, «les Albanais du Kosovo ont rencontré une culture si étrangère à la leur qu'ils ont recréé leur société d'origine: familles étendues, villages, clans», relève Stéphane Quéré, qui a coécrit un livre sur la mafia albanaise. Les structures de ces mafias «sont étanches, quasi impénétrables», ajoute-t-il.

Le patron de Migros explique la restructuration

Après avoir annoncé la réduction de 500 postes mardi, le patron de la Migros Mario Irminger assure dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung qu'il n'y aura plus de suppressions d'emplois aussi importantes. «Nous avons déjà transformé de nombreux emplois fixes en emplois temporaires ou n'avons plus pourvu les postes vacants».

La restructuration de Migros, annoncée au début février, prévoit la suppression de près de 1500 emplois. Jusqu'à présent, 700 réductions d'emplois ont été rendues publiques. L'objectif de la restructuration est de trouver un modèle «plus avantageux» et de proposer plus de produits bon marché, indique M. Irminger. «Migros est un distributeur alimentaire, avec une industrie intégrée pour les marques propres. C'est là que nous voulons retourner».

Ces requérants qui restent en Suisse malgré tout

Une bonne partie des requérants à qui le droit d'asile a été retiré restent en Suisse, contaste la NZZ am Sonntag. Entre 2019 et 2023, cette part a atteint 62%, selon le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). La plupart d'entre eux sont originaires d'Erythrée, pays vers lequel la Suisse n'a pas le droit de les renvoyer. Les autres cas concernaient des personnes venant de Bosnie-Herzégovine, du Vietnam, d'Iran, de Turquie et d'Irak.

La raison principale de la procédure de révocation de l'asile est un voyage des requérants dans leur pays d'origine. Dans 38% des cas, les personnes vivent depuis longtemps en Suisse. Pour les renvoyer, il faut aussi leur retirer leur autorisation de séjour cantonale.

Un agent de liaison pour dialoguer avec l'Erythrée

Berne va à nouveau envoyer une personne de liaison en Afrique pour discuter avec l'Erythrée de la reprise de ses requérants d'asile déboutés en Suisse, indique la secrétaire d'Etat aux migrations, Christine Schraner Burgerner, dans le SonntagsBlick. Cette personne sera basée dans la capitale kényane Nairobi et se rendra régulièrement en Érythrée. Le poste était auparavant situé au Soudan, mais il a été supprimé après le déclenchement de la guerre dans ce pays.

Un accord de transit avec un pays tiers ne changerait rien, car l'Erythrée ne réadmet pas ses citoyens dont l'asile a été refusé, indique Mme Schraner Burgener. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) examinera cependant cette exigence politique, tout comme l'externalisation des procédures d'asile dans des Etats tiers, ajoute-t-elle.

Mesures pour faire cesser les affrontements entre Erythréens en Suisse

Un groupe de travail a été mis sur pied par la Confédération pour mettre fin aux affrontements entre Erythréens en Suisse, rapporte le SonntagsBlick. Le groupe, rattaché au Réseau national de sécurité (RNS), doit coordonner les mesures «visant à préserver la sécurité publique», écrit le journal. Il se réunira pour la première fois en juillet.

Une réunion à la même table des représentants des groupes rivaux érythréens n'a pas encore été décidée, déclare dans le journal Martin von Muralt, délégué du RNS et responsable du groupe de travail.

Serrage de ceinture dans l'aide au développement

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a calculé les conséquences d'un paquet d'économies de deux milliards de francs dans l'aide au développement, comme le veut le Conseil des Etats pour financer les achats de l'armée, rapporte la SonntagsZeitung. Il devrait se désengager de quatre à cinq régions en crise, dont l'Afghanistan, la Syrie, le Yémen et le Soudan.Le soutien à l'agence de l'ONU pour les réfugiés HCR devrait également être concerné.

Mais c'est dans la coopération au développement que les économies seraient les plus importantes. Une réduction de l'enveloppe de 1,2 milliard de francs entraînerait le retrait de six à huit des 34 pays prioritaires. Le montant destiné à l'UNICEF, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, devrait également faire l'objet d'économies.

Dépendance au jeu: les casinos ont leur propre politique

Les mesures prises contre les personnes présentant des risques de dépendance au jeu diffèrent entre les casinos, remarque la SonntagsZeitung. Certains d'entre eux réagissent déjà lorsqu'un joueur perd quelques milliers de francs en l'espace de six mois, alors que, dans d'autres établissements, des joueurs potentiellement dépendants peuvent miser des sommes à cinq chiffres par visite avant d'être exclus.

Le président de la Fédération suisse des casinos, Gerhard Pfister, qui est également conseiller national (Centre/ZG) et président du Centre, se dit dans le journal en faveur d'une pratique uniforme pour les casinos en ligne. La loi oblige les casinos à prendre des «mesures appropriées» contre la dépendance au jeu et le jeu d'argent excessif.

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