Assouplissement des mesures : les lobbys patronaux ne doivent pas guider le tempo

ATS

23.2.2021 - 11:15

A la veille de décisions attendues du Conseil fédéral sur un assouplissement des mesures contre la pandémie, plusieurs syndicats se sont élevés mardi contre un relâchement trop rapide. Pour eux, les décisions ne doivent pas être dictées par les lobbys patronaux.

Une personne portant un masque de protection facial passe derriere une banderole des syndicats Syna, SSP et ASI lors du lancement de la semaine de protestation "Maintenant plus que jamais!" afin d'ameliorer les conditions de travail du personnel de la sante lors de la 2eme vague de la pandemie de Coronavirus (Covid-19) ce lundi 26 octobre 2020 devant l'Hopital Pourtales du Reseau hospitalier neuchatelois, RhNE, a Neuchatel. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
A la veille de décisions attendues du Conseil fédéral sur un assouplissement des mesures contre la pandémie, plusieurs syndicats se sont élevés mardi contre un relâchement trop rapide. (photo d'illustration).
KEYSTONE

«La situation sanitaire reste extrêmement incertaine et le spectre d’une troisième vague menace», mettent en garde le Syndicat des services publics (SSP), Unia, l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), les Associations professionnelles du domaine de la santé (fsas), labmed et Syna.

Les vaccinations prennent beaucoup plus de temps que prévu, les variants alarment la communauté scientifique et le personnel de santé est dans un état d’épuisement psychique et physique sans précédent.

Or une large partie des associations patronales orchestrent une campagne médiatique visant à démanteler les mesures de protection sanitaire au plus vite. Une position qui expose non seulement le système de santé, mais également leurs propres entreprises et leur personnel, estiment les syndicats.

Mesures demandées

Ceux-ci réclament du Conseil fédéral que les décisions sur des réouvertures soient prises sur la base des connaissances scientifiques et visent à minimiser le coût humain de la pandémie.

Des concepts de protection doivent en outre être pris dans tous les lieux de travail et contrôlés strictement, un processus qui doit impliquer les employés.

Cantons et Confédération doivent garantir le déficit des hôpitaux reconnus d’intérêt public pour les années 2020 et 2021. Des plans d’investissements publics dans ces mêmes hôpitaux, dans les EMS et les soins à domicile doivent par ailleurs permettre d’augmenter les effectifs.

Compenser la RHT à 100%

La réduction de l'horaire de travail (RHT) doit être compensée à 100% jusqu’à un salaire net de 5000 francs pour tous les salariés, et prolongée à 24 mois. Le droit aux allocations de l'assurance-chômage doit aussi être étendu, pour éviter une augmentation des arrivées en fin de droit imputables à la pandémie. Un appel à l’aide sociale ne doit pas être sanctionné, indépendamment du permis de séjour.

Les contributions à fonds perdus doivent être plafonnées par établissement (et non par entreprise), pour empêcher les pertes d’emplois. Enfin, les syndicats exigent que les licenciements soient interdits dans les entreprises qui ont bénéficié d'une aide d'État.

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