Un combat qui fait fi du coronavirus

ATS

8.3.2020 - 14:43

Des femmes manifestent avec des masques et chantent «Un violador en tu camino» (un violeur sur ton chemin), dimanche à Genève, lors de la grève féministe.
Source: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

A Genève, la grève des femmes s'est adaptée, dimanche, à la sourde menace du coronavirus. Les organisatrices ont évité les grands rassemblements, leur préférant des actions dispersées, afin de minimiser les risques de propagation de la maladie.

Sur la place des Grottes, derrière la gare de Cornavin, des petits groupes ont afflué, vers 10h00, sous les rayons d'un soleil quasi printanier. Une pétition réclamant l'ouverture d'une maison féministe, à Genève, circulait de personne en personne, ainsi que des bouteilles de désinfectant pour les mains.

Des représentantes syndicales ont pris la parole, insistant dans leurs propos sur les discriminations salariales dont sont encore victimes aujourd'hui les femmes dans le monde du travail. En moyenne, elles gagnent 20% de moins que les hommes, soit environ 650 francs par mois pour un temps plein, a souligné une intervenante.

Des militantes politiques ont également été remises à l'ordre. Pas question pour elles de profiter de cette journée de grève féministe pour se faire de la publicité en vue des élections municipales de la semaine prochain, leur ont rappelé les organisatrices. L'incident a rapidement été clos.

Après les discours, une chorale «Nanan'Air», entièrement féminine, a entonné des chansons dans toutes les langues. Certaines, dans le public, reprenaient les paroles. La journée s'est poursuivie par un brunch solidaire et une performance au rythme des tambours. Des tables rondes et des expositions éphémères étaient aussi au menu.

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ATS