Une manifestation anti-pass très encadrée à Genève

za, ats

1.10.2021 - 21:45

A Genève, une manifestation non autorisée contre l'extension du pass Covid obligatoire a réuni quelque 300 personnes vendredi soir à l'appel d'une dizaine de lieux culturels alternatifs. La police était présente en nombre.

La police genevoise a bloqué vendredi soir des manifestants participant à un rassemblement non autorisé contre le certificat Covid. Près de 300 personnes y ont pris part.
ATS

za, ats

1.10.2021 - 21:45

Rassemblée sur le parvis d'Uni Mail, les manifestants, surtout des jeunes, ont déployé une banderole. «Contre le certif' obligatoire. Contre l'extrême droite», pouvait-on y lire, tandis que des masques étaient distribués.

Au nom des lieux culturels, un orateur a exposé le refus d'un contrôle du certificat Covid et de l'identité des personnes à leur entrée; «Nous ne sommes ni policiers ni contrôleurs. Ce n'est pas notre rôle!» Et de rappeler qu'ils ont mis toutes les mesures sanitaires en place pour protéger ces lieux.

Se déclarant pour la convivialité, il a dénoncé le pass Covid, «un outil de contrôle qui normalise l'idéologie de surveillance». Il a appelé à un accès à tous à la culture, à l'éducation et aux soins.

Cortège bloqué

Le cortège s'est ensuite ébranlé en direction du rond-point de Plainpalais, où un important dispositif policier l'attendait. Selon Joanna Matta, porte-parole de la police genevoise, la manifestation n'a pas fait l'objet d'une demande d'autorisation. Les forces de l'ordre l'ont encadrée en direction du quartier de St-Gervais.

A 19h05, une fois le pont de la Coulouvrenière passé, les manifestants ont été pris en sandwich dans une rue entre deux cordons de policiers en tenue d'assaut. Ils ont d'abord été sommés de quitter les lieux dans les trois minutes, ce qu'un grand nombre d'entre eux a fait. Puis il fallait montrer une carte d'identité – qui a été photographiée par la police – pour pouvoir partir.

Important dispositif

Selon Mme Matta, un noyau dur de 50 à 70 personnes ne voulait pas bouger. Or un journaliste a constaté que ceux qui voulaient quitter les lieux en montrant une pièce d'identité sont restés bloqués pendant une heure, jusqu'à ce que l'ordre de dispersion ait été donné à 21h10. Selon une journaliste de Keystone-ATS sur place, une centaine de policiers étaient présents.

Interrogé par Keystone-ATS sur cet important dispositif policier, le conseiller d'Etat Mauro Poggia, en charge de la Sécurité, a indiqué que la police disposait de renseignements selon lesquels les manifestants n'étaient pas tous pacifistes: «Une manifestation pacifique spontanée ne se munit pas d'une banderole renforcée, qui est le signe d'une volonté de confrontation», a-t-il déclaré.

za, ats