Pandémie

Virginie Masserey appelle la population à se faire tester

ATS

20.11.2020

Le nombre de cas diminue, mais moins de tests sont effectués. L'OFSP lance dimanche une nouvelle campagne de communication, afin d'inciter les Suisses à se faire tester. Une pré-quarantaine pour diminuer les risques avant Noël est conseillée. Suite à la pandémie, le Seco publiera des données plus rapidement.

Pour éviter de transmettre le virus, les cas de Covid-19 doivent être détectés aussi vite que possible, a rappelé vendredi la cheffe de la section contrôle de l'infection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) devant la presse. Elle appelle donc la population à se faire tester en cas de symptômes.

La situation reste sérieuse, mais le nombre de cas et d'hospitalisation tend à se stabiliser voire à diminuer, selon Virginie Masserey. Les tests jouent un rôle primordial dans cette phase de diminution, a-t-elle-indiqué. Une nouvelle campagne de l'OFSP appelant la population à se dépister sera lancée dimanche.

Le médecin cantonal de Bâle-Ville Thomas Steffen conseille d'observer une sorte de pré-quarantaine avant les fêtes de fin d'année. Afin de limiter les contacts, les cadeaux de Noël devraient également être achetés maintenant.

M. Steffen estime possible d'inviter ses grands-parents le jour de Noël, a indiqué vendredi le médecin cantonal au cours d'un point de presse des experts de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il convient toutefois de garder à l'esprit qu'un risque résiduel d'être infecté existe. Pour les amateurs de fondue chinoise, le médecin conseille le jour J d'utiliser un set par famille.

Face à des questions récurrentes pour les fêtes de fin d'année, l'OFSP réfléchit à davantage faire de recommandations.

Le Seco publiera des données plus rapidement

Dans un contexte très incertain marqué par le coronavirus, le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) s'est doté d'un nouvel instrument statistique. L'indice de l'activité économique hebdomadaire (AEH) vise à publier très rapidement des informations sur la situation conjoncturelle, celle-ci pouvant basculer de manière subite.

Calculable depuis 2005, l'AEH présente une forte corrélation avec le PIB réel de la Suisse, indique vendredi le Seco qui s'est inspiré d'indices similaires existants aux Etats-Unis, en Allemagne et en Autriche. Neuf indicateurs économiques sont pris en considération pour son calcul, comme le commerce de marchandises (demande en biens), le retrait d'espèces et les transactions (consommation privée) ou encore les tonnes-kilomètres nettes de CFF (commerce).

Qualifié d'«expérimental et précoce», cet indice a l'avantage d'être disponible à brève échéance. Dès les semaines suivant la mi-mars, l'indice a plongé nettement en dessous de son niveau de 2008/2009, mettant ainsi rapidement en évidence une contraction soudaine et forte de l'économie, affirment les spécialistes dans un communiqué.

Durant l'été, l'économie helvétique a montré une croissance vigoureuse grâce au rebond constaté au mois de mai. L'activité reste cependant nettement inférieure à son niveau d'avant-crise. Pour le troisième trimestre, l'AEH présente ainsi un recul de 2,8% sur un an, précise le Seco.

La reprise économique a marqué le pas et stagne depuis le mois d'août, suite à l'éclatement de la deuxième vague de Covid-19. Aucune contraction de l'activité n'est signalée, du moins pas jusqu'au début du mois de novembre, à en croire l'AEH.

Au deuxième trimestre, l'indice a accusé une contraction de 6,2%.

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