Zurich: tact exigé au centre fédéral d'asile

ATS

7.12.2019 - 15:20

Les contrôles de sécurité à l'entrée du nouveau centre fédéral d'asile de Zurich devront être effectués avec plus de tact. Suite aux critiques de la ville de Zurich sur ces mesures jugées trop sévères, la Confédération a procédé à des «adaptations».

Dans les premiers temps, les employés chargés de la sécurité du centre avaient trop pris les consignes au pied de la lettre, a expliqué Daniel Bach, du secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). «Nous avons corrigé cela». Les demandeurs d'asile ne se verront plus confisquer stylos et chewing-gums. Enfants et bébés ne seront plus fouillés, mais feront l'objet d'un contrôle visuel.

Le tact exigé des responsables de la sécurité concerne en particulier les femmes et les enfants. Les jeunes hommes continueront à être contrôlés, ce qui devrait empêcher l'entrée de drogues ou d'armes dans le centre.

«Nous n'abandonnons pas notre concept de sécurité. Sur le principe, nous tenons à des contrôles à l'entrée du centre», a déclaré M. Bach samedi sur les lieux même du centre, où les médias avaient été invités.

Un requérant qui arrive avec un pull coûteux devra ainsi présenter une quittance, pour prouver qu'il ne l'a pas volé. Il est aussi interdit d'amener des aliments périssables, pour éviter des maladies. On ne mange que ce qui a été préparé par le service de restauration, a-t-il poursuivi.

Plus de tact exigé au centre fédéral d'asile de Zurich

Ameublement spartiate

Le nouveau centre fédéral de procédure d'asile accélérée est entré en service le 1er novembre à Zurich, après un an et demi de travaux. Situé dans le quartier moderne de Zurich West, il offre de la place pour 360 résidents, mais accueille pour l'instant 200 requérants, dont une cinquantaine d'enfants.

Le directeur des affaires sociales de la ville Raphael Golta (PS) était intervenu personnellement auprès du SEM, jugeant les mesures de contrôle trop strictes. La gauche alternative (AL) avait de son côté critiqué le fait que les requérants étaient traités comme des voleurs et harcelés.

Plusieurs politiciens zurichois avaient aussi critiqué un ameublement insuffisant. Sur ce point, rien n'a changé, comme ont pu le constater les journalistes sur place.

Les chambres à six lits sont spartiates, sans rideaux, ni tables, ni chaises. Rien de superflu non plus dans les salles consacrées à l'étude, au travail, à la gymnastique ou à la prière. Le SEM explique que l'équipement des centres d'asile est standard.

L'atmosphère est un peu plus chaleureuse dans la salle de réunion, où les requérants et les habitants du quartier peuvent se rencontrer et échanger. Des machines à coudre, un canapé et une cuisine rendent la pièce un peu plus confortable. On y organise des soirées pizza.

Cependant, le contact avec la population n'a pas encore commencé. Beaucoup d'habitants du quartier n'osent pas venir et se contentent de regarder par la fenêtre, explique une pédagogue sociale.

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