Florence Thune (Sidaction) : «Emmanuel Macron a dit qu'il n'y aurait pas d'excuse financière pour atteindre les 14 milliards de dollars. On l'a pris au mot.»

9.10.2019 - 18:18, Relaxnews

La ministre française de la Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn, le 9 octobre 2019 à Lyon, dans le cadre de la sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial.
Source: Relaxnews

La sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose démarre ce mercredi. Les Etats contributeurs ont jusqu'au 10 octobre pour atteindre la somme de 14 milliards de dollars. La directrice générale de Sidaction Florence Thune appelle la France à «faire la différence» en augmentant son apport «d'au moins 25%«. 

Tous les trois ans, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme organise une conférence de reconstitution de ses ressources financières. A cette occasion, tous ses donateurs gouvernementaux, philanthropiques et du secteur privé annoncent leur promesse de dons. La sixième conférence, pour laquelle le Fonds mondial a demandé aux Etats donateurs d'augmenter leur contribution de 15%, s'est ouverte ce mercredi 9 octobre, dans l'après-midi, au Centre des Congrès de Lyon en présence d'Emmanuel Macron. 

Objectif fixé par le Fonds mondial : récolter au moins 14 milliards de dollars d'ici le 10 octobre pour la période 2020-2022, montant nécessaire pour sauver 16 millions de vies supplémentaires au cours des trois prochaines années. Un dessein qui laisse Florence Thune, directrice générale de l'association Sidaction, dubitative. «Pour l'instant, nous sommes très inquiets sur le fait de pouvoir atteindre ce montant d'ici demain. Les Etats doivent se remobiliser pour y parvenir et évidemment la France, que l'on attend impatiemment. On aimerait qu'elle augmente son apport d'au moins 25% et fasse la différence», explique à Relaxnews Florence Thune. «Très concrètement, on attend que la France soit à la hauteur des enjeux qu'Emmanuel Macron a lui-même portés auprès des Nations Unies il y a quelques semaines. Le président de la République a dit qu'il n'y aura pas «d'excuse financière» pour ne pas avoir l'accès aux traitements à ces trois maladies. Il a aussi dit qu'il n'y aurait pas d'excuse financière pour atteindre cet objectif des 14 milliards de dollars. On l'a pris au mot !«, ajoute-t-elle. 

Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial a permis de sauver 32 millions de vies, et notamment de réduire la mortalité liée au VIH/sida par deux.

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