Cet Américain fait pousser des légumes en plein cercle polaire

Relax

30.3.2021 - 09:56

Benjamin Vidmar est un chef américain installé en Norvège, à Longyearbyen. Dans cette ville, la dernière habitée avant le Pôle Nord, un défi de taille l'attendait, celui de cultiver des produits frais. Grâce à la permaculture et à sa ferme polaire, il a trouvé la solution. A lire dans notre chronique «Ils font bouger les lignes», en partenariat avec l'ONG Energy Observer Solutions.

Le chef Benjamin Vidmar devant sa serre géodésique à Longyearbyen, en Norvège
Courtesy of Energy Observer Solutions

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30.3.2021 - 09:56

A Longyearbyen, la ville la plus septentrionale du monde, un chef américain a décidé de cultiver ses propres fruits et légumes là ou rien ne pousse. Son projet, Polar Permaculture, veut prouver que l'accès à une nourriture de qualité est possible, même dans des conditions extrêmes.

Quel futur pour nos assiettes?

Parmi les objectifs du développement durable énoncés par l'ONU, la sécurité alimentaire et l'accès à une nourriture de qualité sont des enjeux cruciaux. Le rendement des terres agricoles diminue du fait de la monoculture. Le bouleversement climatique et la succession d'épisodes climatiques difficiles font planer un risque sur le futur de nos assiettes. Du désert du Sahara au-delà des latitudes du cercle polaire, la permaculture nous démontre qu'il est aujourd'hui possible de cultiver des fruits et légumes tout au long de l'année dans de rudes conditions.

Benjamin Vidmar, chef polaire

Originaire de Floride, le chef Benjamin Vidmar a quitté le soleil et les sables fins d'Ocean Drive pour déposer ses bagages dans la ville la plus septentrionale du monde : Longyearbyen. Située sur l'île de Sptizberg au Svalbard, la ville importe 100% de la nourriture qu'elle consomme. En effet, le territoire n'offre pas la possibilité de cultiver quoi que ce soit. C'est un glacier. Aussi, la dureté du climat gonfle la facture énergétique de l'île. Si Svalbard était un pays, il serait en tête de liste des émissions de CO2 par habitant, plus que le Qatar. Benjamin Vidmar souhaitait développer un nouveau modèle de résilience. Ce dernier a développé une véritable ferme du cercle polaire autonome et durable. Une sphère géodésique capable de capter la chaleur du soleil et de la retransmettre aux cultures. Ils alimentent ainsi la population locale en fruits et légumes frais. Un geste pour la santé et la planète.

Observer est à l'origine le nom du premier navire autonome en énergie à la fois plaidoyer et laboratoire de la transition écologique. Sillonnant les mers sans pollution atmosphérique ni sonore pour les écosystèmes marins, Energy Observer Solutions part à la rencontre de femmes et d'hommes qui consacrent leur énergie à la création de solutions durables pour un monde plus harmonieux et qui répondent aux enjeux des 17 Objectifs de développement durable.

Pour en savoir plus : www.energy-observer.media/fr/solutions