La recherche en cardiologie face aux biais cognitifs

Relaxnews

18.8.2020 - 16:16

La participation des femmes dans les essais cliniques en cardiologie est largement inférieure à celle des hommes.
Source: Relaxnews

La faible présence de femmes dans la recherche pose un évident problème de représentation, mais dans certains domaines, elle induit même des biais méthodologiques. Une étude publiée dans la revue Circulation : Heart Failure, menée par un groupe de chercheurs de l'Université de Pennsylvanie, montre que la faible présence des femmes à la tête de sujets de recherche en cardiologie se traduit directement sur les panels d'individus étudiés.

L'étude des publications en cardiologie parues entre 2001 et 2016 a permis de mettre en exergue quelques chiffres significatifs à propos du genre des participants aux tests cliniques. Le ratio hommes/femmes est toujours inégal en faveur des premiers, mais lorsque les essais cliniques sont menés par des femmes (soit 15% des études en cardiologie), la présence de femmes augmente.

Les auteurs de l'étude émettent deux hypothèses pour expliquer cette différence : soit les femmes sont plus enclines à participer à un essai dirigé par une femme, soit les femmes dirigeant ces études font plus attention à recruter des femmes dans leurs essais. Dans tous les cas, cette différence est la preuve que des biais cognitifs se produisent au moment de la recherche, pouvant entraîner des conséquences lourdes pour la moitié de la population.

L'étude conclut à la nécessité de mettre en place un système de parité dans le monde de la recherche, afin de promouvoir les femmes à des postes plus élevés et in fine de contrer le biais cognitif constaté par cette étude.

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