Mode & Beauté

Basique mode: le t-shirt blanc

CoverMedia

26.9.2018 - 13:28

Le t-shirt blanc.
Source: Covermedia

Que ceux qui n’ont pas au moins un t-shirt blanc dans leur dressing lèvent la main ! Ils sont peu nombreux, car le t-shirt blanc est la base de la base du vêtement depuis 100 ans.

En coton, plus ou moins épais, à col rond, à col en V, manches courtes qui serrent les biceps ou manches courtes flottantes, le t-shirt blanc se porte aussi bien en sous-vêtement (sa destination d’origine) qu’en vêtement. Il est mixte : femmes et hommes, jeunes et vieux, tous le portent ou l’ont porté au moins une fois dans leur vie.

Un peu d’histoire pour comprendre son nom. T-shirt (chemise en T), car ce maillot à manches courtes avait (et a toujours) une forme de T : un col rond, des petites manches et un corps droit ajusté à la poitrine.

Quand la Navy américaine commence à l’utiliser dans les années 1910, ce sous-vêtement en coton (facile à laver et blanc pour bouillir sans souci, pas cher à fabriquer) fait partie de l’uniforme réglementaire. Des débuts qui se sont déroulés sous les auspices sanglants de la 1e Guerre mondiale n’auraient pas dû laisser un bon souvenir. Pourtant, c’est l’engouement. Tous les hommes l’adoptent, peut-être pour ceux qui l’ont porté en Europe, afin d’arborer leur courage, et pour ceux qui n’y sont pas allés, par solidarité. Il fait son entrée dans le dictionnaire Merriam-Webster une dizaine d’années plus tard.

Vite, il se laisse admirer comme vêtement. Dès 1938, il se porte désormais avec un jean de travail (le jean n’a pas encore acquis son statut de pantalon passe-partout), sous une chemise ouverte ou non, comme en atteste Sears, le premier catalogue de vente qui le propose pour ces deux usages. En juillet 1942, il fait la couverture de Life magazine, porté par un soldat en arme. Le t-shirt blanc est le vêtement du (futur) héros.

Dans les années 1950, Marlon Brando et James Dean en font l’adjuvant des tenues sexy des mauvais garçons ou des jeunes gens perdus, avec le jean, le blouson de cuir et les bottes (ou, déjà, les Converse hautes).

Et les femmes, me direz-vous ? Celles qui ont fait la guerre entre 1942 et 1945 ne portaient pas de t-shirt blanc. C’est vrai. Il a fallu attendre le Woman’s Lib et… la guerre du Viet-Nam, ou plutôt le mouvement de protestation contre l’envoi des troupes américaines en Asie, pour que les femmes s’approprient cet élément constitutif de la virilité américaine. Jane Fonda, qui en est alors l’égérie, le porte souvent sous une chemise de guérillero ouverte. En France, c’est une autre Jane, Birkin, qui le rend populaire, simple, sexy et indispensable, avec un jean taille haute et un panier d’osier.

Dès lors, il est partout. Les marques comme Hanes ou Fruit of the Loom se développent à travers le monde. Aujourd’hui, le t-shirt est la plupart du temps fabriqué en Asie et coûte quelques euros. On le porte l’hiver sous son pull et l’été, on l’affiche.

Le chic est de le choisir en coton bio. La maison aveyronnaise Le t-shirt Propre vend des modèles pour homme et femme, conçus « proprement » et Made in France dans le sud. Seul le coton vient de loin : la Grèce, où il pousse et est filé. Donc basique mode et éco-responsable, le tee 2018 !

Paris: street styles Haute Couture

Retour à la page d'accueil

CoverMedia