Black Lives Matter et la mode : pas simple

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9.6.2020 - 13:08

'PUMA x Balmain - created with Cara Delevingne' LA Launch Event held at Milk Studios Featuring: Olivier Rousteing Where: Los Angeles, California, United States When: 21 Nov 2019 Credit: Faye's Vision/Cover Images
Source: Faye's Vision/Cover Images

La mode fait-elle tout ce qu’il faut pour combattre les préjugés racistes ? À l’heure du soulèvement pour les droits du mouvement Black Lives Matter, la question est à nouveau posée.

Il serait vain de prétendre que l’industrie de la mode n’a pas véhiculé des clichés racistes et n’a pas mis du temps à accepter que son univers ne concernait pas uniquement un public blanc, maigre et riche. Il serait vain aussi de prétendre que rien n’a bougé depuis les années 1960-70. Mais on se souvient çà et là d’étonnants dérapages, comme Gucci et un pull qui fut accusé de véhiculer une image blackface. La maison a présenté ses excuses, mais le manque d’anticipation de la marque et le peu de considération de la sensibilité des gens qu’ils pouvaient blesser a choqué. Certaines maisons se sont immédiatement dotés d’employés chargés de vérifier qu’aucune pièce issue de leurs collections pourraient choquer quiconque, au plan religieux, ethnique ou sexuel. D’autres comme L’Oréal se font aujourd’hui épingler pour hypocrisie, après avoir envoyé un message de solidarité sur Instagram au mouvement Black Lives Matter, alors que la marque a sanctionné le mannequin trans et métis Munroe Begdorf après son intervention sur les violences racistes à Charlottesville.

Enfin certains rappellent qu’il a fallu attendre 125 ans avant qu’un photographe noir fasse la cover du Vogue US, quand le British Vogue a un rédacteur-en-chef noir depuis 2017, Edward Enninful.

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