Les antihistaminiques peuvent nuire à la fertilité masculine

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9.3.2018 - 16:46

Source: Covermedia

D’après une nouvelle étude publiée dans le journal Reproduction, il y pourrait il y avoir un lien entre la prise d’antihistaminiques et la baisse de la fertilité masculine. Plus de recherches doivent néanmoins être menées.

Les antihistaminiques, souvent utilisés pour soulager les symptômes des allergies, comme le rhume des foins, l’urticaire, les conjonctivites et les réactions aux morsures d’insectes ou aux piqûres, sont pour la plupart disponibles à l’achat en pharmacie. Toutefois, les chercheurs du Experimental Medicine and Biology Institute en Argentine ont découvert une corrélation entre les médicaments et un effet négatif sur la fertilité masculine dans un rapport sur le sujet.

Les chercheurs ont rapporté que les médicaments pour apaiser les allergies pourraient nuire à la production des hormones sexuelles mâles dans les testicules, ayant pour conséquence une motilité réduite du sperme ou une quantité plus réduite. Cependant, comme la plupart de l’analyse était basée sur les études pour animaux, l’auteure de l’étude, Dr. Carolina Mondillo, a averti que plus de recherches sont requises afin de découvrir l’impact des antihistaminiques sur les êtres humains. « Des essais à plus grande échelle sont requis pour évaluer les possibles effets négatifs de l’antihistaminique sur la santé reproductrice et sexuelle. Cela pourra ensuite mener à développer de nouveaux traitements afin de soulager les symptômes allergiques sans compromettre la fertilité, a-t-elle déclaré. Les données réunies dans cette revue indiquent l’implication cruciale de l’histamine dans l’orchestration des fonctions testiculaires, mais malgré cela, il reste beaucoup à apprendre à propos des mécanismes impliqués. »

En réponse aux découvertes, Dr Channa Jayasena, de l’imperial College London, a déclaré que la qualité moyenne du sperme dans la population s’était réduite ces dernières années. Il est donc important d’envisager que les médicaments courants peuvent être en partie responsables. « Les auteurs ont l’intention de résumer les études scientifiques précédentes dans le domaine. Comme ils l’observent avec justesse, c’est bien trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme à propos de la consommation de ces médicaments, a-t-elle ajouté. De nombreux agents ont été associés à l’infertilité masculine. La difficulté est de comprendre quel impact total ils ont sur la santé reproductrice, qui n’est toujours pas connue. »

L’intégralité de l’étude a été publiée dans le journal Reproduction.

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