NYFW Printemps/Ete : défilé Jeremy Scott

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10.9.2018 - 13:10

Source: Covermedia

Avec Jeremy Scott, l’influence des années 90 est assumée. Il reconnaît être parti de vieux polaroïds personnels pour penser sa collection... très contemporaine.

Jeremy Scott puise son influence dans les années 90. Mais encore ? Il ne se contente évidemment pas de copier-coller les idées en vogue lors de ses débuts dans le métier (1997).

Si, pour ce défilé mixte printemps-été 2019, il reste dans la gamme de couleurs pétaradantes qu’il affectionne (orange, vert, rose, jaune, le tout fluo ou « néon », en contrepoint au noir) et qu’il pique des références aux idoles des jeunes des années 90 (Pikachu), joue avec les onomatopées et les codes de la BD, Jeremy Scott ne copie cependant pas Roy Lichenstein.

S’il colle d’immenses lettres sur des tenues fluos ou kaki... ce sont en fait des slogans qui intègrent son logo. « Riot, Sex, Power, Peace, Shock, Hope, Resistance » : tout un programme qui se décline (ensemble ou séparément) sur des shorty, t-shirt, maillot de bain, pull crop, long gilet oversize, pull, blouson et pantalon (pour homme).

Des années 90, qui sont au top du top en 2018, il reprend aussi les imprimés carreaux, de différentes couleurs qui se conjuguent entre elles, ou des motifs camouflages élégants et l’impression de photos.

On retrouve également la salopette, qui avait déjà avancé démasqué l’été dernier, mais entièrement repensée dans une direction sexy.

Le néoprène, le cuir et le plastique (pvc) sont en vedette sur les vêtements et les bottes et bottines, mais çà et là une touche de dentelle termine une robe ou une brassière (soutien-gorge). Et le jean n’est jamais loin.

On note que, pour les femmes au moins, les chaussures sont des bottes et des bottines, à larges talons solides ou, comme les cuissardes, sur talons aiguilles.

Les références appartiennent pour une part au monde du sport (les bottes et bottines, ainsi que certains pantalons homme évoquent les tenues des hockeyeurs ou des footballeurs américains), mais l’abondance de mini jupes, de shorts échancrés, de top crop (blousons compris), du brillant et du clinquant tire bien du côté des années 90 version nuit. Mais revisitées par ce qui leur manquait : une conscience politique.

Derrière le fun et le décontracté, Jeremy Scott ne perd pas l’occasion de s’inscrire dans le mouvement de protestation qui commence à faire bouger les États-Unis. « Tell your Senator to Vote No on Kavanaugh » disait le débardeur qu’il arborait à la fin de son show. (Dites à votre sénateur de voter Non, contre la nomination de Kavanaugh comme juge à la Cour Suprême américaine).

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