Mode & Beauté

Paris Fashion Week : Dior défile sur un lit de roses enchanteur

CoverMedia

25.9.2018 - 13:10

Source: Covermedia

Dior ouvre le bal de la Fashion Week printemps-été 2019 de Paris avec … un ballet contemporain et un défilé d’une grande maîtrise sous le signe du romantisme. Vous avez dit sublime ?

La semaine de la mode a débuté à Paris ce lundi 24 septembre par la collection Dior. Le ciel est clément aux amoureux de la mode et de la maison française qui se pressent à l’hippodrome de Longchamp. On attendait un hommage au monde du cheval, mais c’est un superbe ballet contemporain qui a accueilli les mannequins. Défilant (et glissant parfois) sur un tapis de pétales de roses, dans une semi pénombre et sur un fond musical épuré, les dizaines de modèles sont passées telles de graciles silhouettes pour présenter les vêtements dans un univers onirique fascinant.

Cependant, le défilé présente une telle profusion de propositions qu’il serait vain de les résumer en quelques lignes. Nous retiendrons donc quelques points forts qui seront à coup sûr des tendances de la saison prochaine.

La transparence :

Déjà repérée dans plusieurs défilés, l’ode à la transparence se décline chez Dior selon différentes manières qui peuvent se conjuguer : l’utilisation de voiles de mousseline en superposition pour des longues robes de déesses antiques (en osmose avec Vionnet) est une constante du défilé. On note également l’usage de la résille, à plus ou moins larges mailles, intégralement sur de longues robes débardeurs ou uniquement sur la partie de la jupe, tandis que le corsage joue l’opacité. La simplicité pourrait avoir un caractère provocant mais ce n’est pas l’objectif. La dentelle sur fine résille montre et cache tout à la fois. Cette transparence est mise en échec par l’utilisation de leggings opaques – leggings dont on note le grand retour – ou bien simulée par le recours à des matières qui épousent le corps avec des justaucorps de danseuses et optent pour la couleur nude (chair).

La sobriété :

De longues robes monacales ouvrent le bal, noires, sans aucun artifice. Les couleurs ou plutôt les teintes (si on pense comme Missoni) douces sont quasi éteintes, dans la gamme des roses anciens, des nude, abricot pâle, vert pâle. Certaines robes longues en voile jouent sur des dégradés. Les vestes de tailleur à la coupe impeccable, taille serrée par une fine ceinture sur de larges jupes à volants en mousseline, sont, elles-aussi, d’une grande sobriété et d’un équilibre parfait. Toute ressemblance avec le New Look du père fondateur n’est pas fortuite.

Le romantisme :

Ici aussi, une tendance romantique qui va faire florès et que l’on retrouve chez plusieurs créateurs. L’utilisation des matières (mousseline, dentelle), les robes rebrodées de motifs floraux délicats (pensées, marguerites) ou de brillants swarovski, les longues robes qui découvrent les épaules (ou une seule) vont dans le sens d’une femme qui aime la douceur et les détours langoureux par la rêverie.

Le foulard, le béret et les cheveux cachés

Il est impossible de ne pas remarquer que chez Dior aussi, la plupart des mannequins ont les cheveux cachés par de sévères foulards noirs ou des petits bérets portés sur le côté.

A retenir aussi :

On note quelques inspirations ethniques, telles ces chemises marocaines portées sur des jupes en tulle transparent, des motifs sur des sacs portés en bandoulière et les spartiates que portent presque toutes les mannequins. Ici on repère une veste de chantier sublimée, là une robe patineuse nude, ici un trench coat rose ancien, ici encore une chemise d’homme blanche à plastron plissé. Le bleu nuit rencontre le bleu jean sur quelques pièces (on note que Maria Grazia Chiuri est comme toujours venue saluer en jean taille basse et chemisier noir). Les colliers sont tous portés à ras du cou (torques, chaînes épaisses) et on se demande si celui qui a la forme d’une gourmette est promise à un brillant avenir.

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