Tendance femme : le cuir végane

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24.4.2020 - 13:08

The 64th Evening Standard Theatre Awards held at the Theatre Royal, Drury Lane Featuring: Stella McCartney Where: London, United Kingdom When: 18 Nov 2018 Credit: Mario Mitsis/WENN.com
Source: Mario Mitsis/WENN.com

On ne jure plus que par le cuir végane, la vraie tendance mode écoresponsable. Mais que recouvre ce terme et comment s’y repérer ?

Parler de cuir aujourd’hui équivaut, la plupart du temps à parler de cuir végane, tant celui-ci semble avoir emporté tous les suffrages. Pourtant, ce qui se cache derrière ce terme n’est pas toujours très clair, en tout cas, cela recouvre plusieurs réalités qu’il vaut mieux connaître si l’on veut miser sur le cuir végane et être vraiment écoresponsable.

Tout d’abord rappelons que le développement du cuir végane ou végétal répond à deux besoins : la protection des animaux, d’une part, et, d’autre part, la nécessité de trouver une réponse à la pollution importante causée par le tannage de la peau animale et le déversement de chrome par milliers de litres dans les rivières du monde entier.

Pour compenser, l’industrie s’appuie sur le cuir synthétique et le cuir végétal.

Le cuir synthétique est fabriqué à partir de matières synthétiques recyclées comme le skaï, le polyuréthane, le PVC, le clarino ou le polyester. Ce sont des dérivés du plastique, qu’on nomme aussi « simili cuir ». Si ses propriétés (résistance à l’eau, durabilité, etc.) et son aspect peut se rapprocher de ceux du cuir véritable, il ne faut pas perdre de vue que ce n’est qu’une forme de plastique et que, même recyclé, ce cuir synthétique est avant tout synthétique et donc pas très écoresponsable. La marque JW Pei, américaine, rencontre beaucoup de succès avec sa maroquinerie réalisée à partir de tissu issu du recyclage de bouteilles en plastique.

Le cuir végétal n’est pas non plus un cuir, et il est réalisé à partir de plantes comme le lin, le chanvre, le liège ; ou bien de fruits comme l’ananas (le Piñatex, inventé par Carmen Hijosa et qu’utilise Hugo Boss pour ses baskets), le cuir de pomme, l’« apple skin », fabriqué à partir de déchets de pommes, ou encore le marc de raisin (qu’utilise H&M). Même un champignon, le Phellinus ellipsoideus est mis à contribution pour un « cuir » suédé nommé muskin.

On voit donc que les marques grand public commencent elles aussi à prendre le tournant du cuir végétal, à la suite de la grande initiatrice Stella McCartney.

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