Turquie - Suisse : pour la Nati, c'est vaincre ou mourir

ld, ats

20.6.2021 - 05:00

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20.6.2021 - 05:00

Gagner à Bakou pour oublier la déroute de Rome: telle est la mission assignée à la Suisse ce dimanche (18h00) en Azerbaïdjan face à la Turquie dans une rencontre qui peut sceller le destin de Vladimir Petkovic.

Granit Xhaka et la Nati arriveront-ils à faire oublier la déroute de Rome ce dimanche ?
Keystone

Plus personne n'ignore l'enjeu de cette rencontre qui oppose très certainement les deux équipes à ce jour les plus décevantes de l'Euro. Si elle s'impose, la Suisse sera qualifiée à 99,9 % pour les huitièmes de finale du tournoi. Figurer parmi les seize meilleures équipes du continent est l'objectif minimal annoncé par le sélectionneur et les joueurs. C'est d'ailleurs à partir de ce stade que les joueurs seront rémunérés par l'Association suisse de football (ASF) selon les termes de l'accord entre les deux parties.

La Turquie ne jouera que pour l'honneur

Après le nul contre le Pays de Galles (1-1) et la défaite face à l'Italie (3-0), la Suisse sera donc en quête de rachat face à une équipe qui a été battue 3-0 par l'Italie et 2-0 par le Pays de Galles. Même si mathématiquement elle n'est pas encore éliminée – seule une large victoire avec au moins 3 buts d'écart pourrait la sauver –, la Turquie ne jouera que pour l'honneur.



La question est de savoir si l'absence d'un véritable enjeu libérera la sélection de Senol Gunes qui a signé des performances de choix dans un passé récent. La Turquie est, ainsi, la dernière équipe à avoir battu la France dans un match officiel, une victoire 2-0 à domicile le 11 juin 2019 dans le cadre du tour préliminaire de cet Euro.

Cette rencontre de Bakou risque bien d'être la 76e et dernière de Vladimir Petkovic à la tête de l'équipe de Suisse. Apparemment courtisé par le Zenit Saint-Pétersbourg qui cherche un successeur à Sergei Semak, Vladimir Petkovic ne s'accrochera très certainement pas à son fauteuil en cas d'échec dimanche. Il aura l'intelligence de comprendre qu'un point de non-retour a été atteint si son équipe devait faillir une troisième fois en trois matches.

A une victoire du record de Karl Rappan

Une victoire, en revanche, pourrait tout changer. Elle assurerait une sorte d'impunité au sélectionneur qui deviendrait l'égal de Karl Rapppan, lequel détient encore aujourd'hui le record de matches à la tête de l'équipe de Suisse (77).

A Vladimir Petkovic de laisser ensuite dans l'histoire une trace encore plus glorieuse que celle de l'inventeur du «verrou». Mais le pourra-t-il lors de cet Euro avec une équipe amoindrie par les limites physiques de plusieurs de ses cadres ? La rencontre de Rome a souligné la différence abyssale entre la Suisse et les meilleures équipes sur le plan athlétique.



Il est bien ardu de deviner les intentions de Vladimir Petkovic pour ce troisième match. Le «Mister» reconduira-t-il dans les grandes lignes le onze qui a débuté contre l'Italie et le Pays de Galles ? Ou laissera-t-il sur le banc Ricardo Rodriguez, Fabian Schär et Xherdan Shaqiri encore trop «justes» sur le plan physique ? Maintiendra-t-il sa confiance à la pointe de l'attaque à Haris Seferovic qui reste sur une série noire de douze matches sans but dans une phase finale ? Même si le banc de la Suisse est bien loin de posséder la même richesse que celui de la France ou de l'Italie, des alternatives existent. Le moment n'est-il pas venu de redistribuer toutes les cartes ?