"C'est vivre dans le déni" - Ferrari sous le feu des critiques

Teleclub NL

24.4.2020

Zak Brown, patron de McLaren, a vivement réagi aux menaces de Mattia Binotto concernant l'avenir de la F1. Pour l'Américain, le directeur de Ferrari "vit dans le déni" et ses propos sont "contradictoires". 

Mattia Binotto et Zak Brown ne partagent pas le même avis concernant la réduction du budget des écuries de F1.
Keystone

"Si le budget des écuries devait être encore abaissé, nous ne voudrions pas être mis en position de devoir considérer d'autres options pour déployer notre ADN de la course." Mattia Binotto, directeur de Ferrari, a envoyé un message clair jeudi vis-à-vis de la réduction drastique des budgets (en dessous des 145 millions de dollars) en F1 pour faire face à la crise du coronavirus.

Une opposition qui n'a pas vraiment été du goût de Zak Brown. Le patron de McLaren a, en effet, sèchement répondu à son homologue italien. "Quand je vois qu’ils (ndlr: Ferrari) disent qu’il ne faut pas réagir dans l’urgence, je suis presque perdu, je ne sais pas quoi répondre à ça", a ainsi réagi l'Américain face à la presse anglaise.

"On traverse la plus grosse crise connue dans le monde moderne, des pays entiers et des industries sont fermés. Je n’ai vu aucune entreprise dire, dans cette situation, qu’elle va prendre son temps! Chaque gouvernement, chaque patron de cette planète est dans l’urgence aujourd’hui", a expliqué l'homme d'affaires.

"La F1 va faire face à un risque extrême pour son avenir"

Sans cette réduction des budgets, l'existence des écuries de Formule 1 sera remise en cause, selon Brown. "C’est la réalité du moment: ne pas réagir rapidement c’est une erreur critique. C'est vivre dans le déni", a-t-il alors pesté en visant Ferrari.

Avant d'ajouter: "Si la F1 n'évolue pas et reste bloquée sur ses vieilles habitudes, elle va faire face à un risque extrême pour son avenir. Nous ne pourrons survivre à ce qui se passe actuellement que si nous réfléchissons ensemble et nous nous adaptons à notre époque."

Malgré sa discorde avec le chef de Scuderia, l'homme de 48 ans a aussi indiqué vouloir rester ouvert à la discussion. "Je suis pour un débat éclairé et sain, mais certains commentaires (ndlr: ceux de Ferrari) que je peux lire sont contradictoires et ne correspondent pas à la réalité que nous vivons", a-t-il lancé.

Depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus et les annulations ou reports à la chaîne des Grands Prix, les dix équipes de la catégorie reine du sport automobile ont toujours voulu afficher une certaine unité. Avec ces nouvelles déclarations, l'ambiance au sein du paddock risque cependant de devenir de plus en plus lourde ces prochains jours...

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