F1

Le "party mode" supprimé, Hamilton crie au scandale

ATS

3.9.2020

Les monoplaces de Formule 1 vont devoir faire pour la première fois ce week-end à Monza sans «le party mode», cette puissance supplémentaire donnée aux moteurs pour les qualifications. Elle semblait surtout avantager les Mercedes, dominatrices cette saison.

Lewis Hamilton: "Ce n'est pas une surprise. Ils essayent toujours de nous ralentir."
Keystone

Pour cette 8e manche du championnat du monde sur le légendaire circuit italien, les cartes pourraient donc bien être redistribuées. Au moins samedi, la puissance des surpuissants V6 hybrides ne changeant pas pour la course.

«Ce n'est pas une surprise. Ils essayent toujours de nous ralentir», avait lancé Lewis Hamilton, le sextuple champion du monde, tenant du titre et actuel leader du championnat, après l'annonce par la FIA de cette mesure il y a trois semaines.

Son patron chez Mercedes, Toto Wolff, préfère lui voir le verre à moitié plein. «Ce 'party mode' occasionne des dégâts au moteur et si nous pouvions éviter de l'utiliser, nous ne le faisions pas», a-t-il indiqué, ajoutant que les Mercedes n'y avaient pas toujours eu recours cette saison pendant les qualifications qu'elles ont pourtant le plus souvent dominées.

Sur le très rapide circuit milanais, les voitures de Lewis Hamilton et de son coéquipier Valtteri Bottas pourraient donc bien continuer leur entreprise de démolition de la concurrence, comme la semaine dernière en Belgique. La menace la plus sérieuse est celle de Max Verstappen au volant de sa Red Bull. Actuellement à 47 points d'Hamilton au championnat, et 3 points devant Bottas, le Néerlandais est le seul jusqu'ici à avoir réussi à chiper une victoire aux Mercedes cette année.

Ferrari ne rit plus

Qui dit Monza, dit Ferrari. La Scuderia est ici chez elle, même si elle le sera exceptionnellement cette année encore davantage la semaine prochaine au Mugello, non loin de son fief de Maranello, un circuit qui n'a encore jamais été utilisé en F1. Elle y fêtera son 1000e Grand Prix.

Il n'y aura pas à Monza l'habituelle foule de fans agitant les drapeaux jaunes et écarlates car les tribunes seront vides pour cause de coronavirus. Pour la première fois depuis le début de la saison, il y aura toutefois quelque 250 spectateurs, des médecins et des infirmières invités par Ferrari.

Et cela vaut peut-être mieux. Ferrari est actuellement au fond du trou. Ses pilotes Sebastian Vettel et Charles Leclerc n'ont pu faire mieux que 13e et 14e à Spa et au championnat constructeurs la marque italienne n'est que 5e à... 203 points de Mercedes.

Une 20e victoire pour les bolides rouges à Monza, après celle de Charles Leclerc l'an dernier, semble donc chimérique. Même si Vettel annonce «un nouveau package aérodynamique» pour Monza qui devrait «rendre plus compétitives» les Ferrari.

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