Il y a quinze ans, un défenseur recevait le ballon d'or

blue Sports

15.12.2021

Il y a quinze ans, un défenseur central était récompensé du ballon d'or. Les choses ont bien changé depuis. Réflexion.

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15.12.2021

Argentina's Lionel Messi, left, FIFA President Joseph S. Blatter, right, and Italy's Fabio Cannavaro, center, pose with the trophy after winning the FIFA Men's World Player of the Year Award during the FIFA Ballon d'Or Gala 2013 held at the Kongresshaus in Zurich, Switzerland, on Monday, January 7, 2013. (KEYSTONE/Walter Bieri)
Fabio Cannavaro, lauréat du ballon d'or en 2006, ici sept ans plus tard avec un certain... Léo Messi.
KEYSTONE

2006. Une année qui nous semble, aujourd'hui, enfouie dans les méandres de l'histoire. Cette année là, le Barcelone de Frank Riijkard remportait la Coupe des champions, au Stade de France, face à Arsenal (2-1).

Pourtant, ni Eto'o ni Ronaldinho n'ont été récompensés du plus prestigieux titre individuel. En 2006, c'est un défenseur central italien qui s'est vu honorer: Fabio Cannavaro.

Le règne des statistiques

Depuis, seuls des joueurs au profil offensif ont été primés. Et pas énormément, puisque la planète football a, par la suite, assisté à l'explosion de deux légendes, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo qui, à eux deux, ont dominé douze années de la prestigieuse compétition.

Or, si l'on prend les quatorze années restantes et qu'on y enlève 12, ne reste que... deux.

Goals et passes dé

Outre le duo d'«extraterrestres», il y eut tout d'abord Kaká (2007), puis Luka Modric. Le croate, demi-finaliste de la Coupe du monde en 2018, s'est bien évidemment vu récompenser pour l'ensemble de son oeuvre, mais plus particulièrement pour ses buts et les passes décisives qu'il distillait à ses coéquipiers.

Imaginer un joueur au profil défensif soulever le sésame, de nos jours, paraît presque improbable. Les médias et, plus particulièrement, les «grands électeurs» pour l'attribution de la récompense, semblent obnubilés par les seuls chiffres. 

Combien de goals inscrits, combien de passes décisives délivrées? Deux questions qui reviennent et reviennent encore. Un apport moins chiffrable, et pourtant tout aussi déterminant ne paraît plus intéresser les footeux.

C'était vraiment mieux avant?