"Domenech savait que ce n'était pas la vérité et aurait dû le dire"

Teleclub NL

5.8.2020 - 11:34

Alors que le documentaire qui lui est consacré vient d'être diffusé ce mercredi sur Netflix, Nicolas Anelka a accordé une interview au "Parisien" pour donner un aperçu de ce film qui risque bien de faire parler.

Depuis la Coupe du monde 2010, Raymond Domenech et Nicolas Anelka ne se sont plus adressés la parole.
Keystone

"Aujourd’hui, on sait que les mots qui ont été écrits dans la presse en 2010 sont faux." Le documentaire intitulé "Anelka, l’incompris" - et disponible depuis ce mercredi matin sur Netflix - pourrait bien faire la lumière sur la plus grande débâcle de l'histoire du football français: le fiasco de Knysna.

C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre le principal intéressé, Nicolas Anelka, dans une interview accordée au "Parisien" en marge de la sortie du film qui lui est consacré. Exclu de l'Equipe de France lors du Mondial 2010 après un clash avec Raymond Domenech, l'ex-international tricolore (69 sélections, 14 buts) a toujours nié les soi-disant insultes lancées à l'encontre de son sélectionneur de l'époque à la mi-temps du match contre le Mexique (défaite 2-0 des Bleus).

"Je n'ai aucune rancœur envers Domenech et sachez qu'avant Knysna, on avait vraiment de très bons rapports. Mais je ne lui ai plus reparlé depuis. Je lui en veux en peu quand sa mère a déclaré publiquement qu'elle n'acceptait pas mes insultes", a reconnu l'enfant terrible de l'EDF.

Selon ce dernier, les propos injurieux qui avaient été relayés dans les médias - notamment par le journal "L'Equipe" - étaient infondés. Il a alors regretté que Domenech n'ait pas tenté de rétablir la vérité. "Lui (ndlr: Domenech), il savait que ce n'était pas ça et aurait dû le dire à ce moment. Une parole de mère, ça me touche et là, Raymond aurait dû parler. Mais si on se croisait par hasard, je crois qu'on pourrait discuter", a ainsi concédé l'ancien attaquant de Manchester City et de Chelsea.

Il est vrai que le natif de Chesnay (proche de Paris) n'a jamais vraiment soigné son image auprès du public. "Le vrai Anelka, c'est celui qui rigole sur le terrain. L'autre n'existe pas. Je n'ai pas eu envie de parler à la presse dès mes débuts de joueur et j'ai accepté d'en payer le prix. Normalement, si on raconte des conneries sur un joueur, il finit par répondre pour rectifier. Moi, je ne le faisais jamais. Je ne démentais rien", s'est-il alors défendu. 

Avant de préciser: "Cela m'était indifférent. J'ai laissé se raconter une créature Anelka qui n'était pas la réalité. C'était une sorte de punching-ball qui prenait des coups sans les rendre. La légende du mauvais garçon était facile. Après, c'est vrai que mon caractère m'a incité à faire certaines choses qui ont nourri cette réputation."

En plus de faire la lumière ce qu’il s'est passé en Afrique du Sud en 2010, le documentaire "Anelka, l’incompris" risque bien d'apporter aux passionnés du ballon rond un autre regard sur ce joueur insaisissable.

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