Football : Sandy Mändly à l'automne d'une belle carrière

ATS

25.10.2021

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25.10.2021

Pilier du Servette FC Chênois, Sandy Maendly rêve de finir sa carrière en beauté lors de l'Euro 2022 en Angleterre. Parallèlement, la Genevoise, coach de fitness, a entamé sa reconversion.

Sandy Mändly et Servette-Chênois (ici contre la Juventus) ont découvert la Ligue des champions cette saison.
Keystone

Sandy Maendly (33 ans) est moins sous les feux de la rampe que certaines de ses coéquipières de l'équipe nationale telles Ana-Maria Crnogorcevic ou Ramona Bachmann, malgré une riche carrière en Italie (Torres, Vérone) et à Madrid, avant son retour aux sources il y a trois ans à Genève. Mais son expérience fait merveille.

Vendredi à Zurich, lors du succès des Suissesses contre la Roumanie (2-0) pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2023, la joueuse de milieu de terrain a fêté sa 80e cape internationale. Et s'est illustrée par un tir sur la transversale et surtout l'obtention du penalty qui a amené le 2-0.

Concurrence

Elle avait aussi contribué à la qualification de la sélection pour l'Euro 2022 lors du barrage gagné contre les Tchèques en avril. «J'essaie d'appliquer ce que me dit mon coach, de donner le meilleur de moi-même à chaque fois. La différence avec les joueuses moins expérimentées tend à s'amenuiser car beaucoup de jeunes évoluent déjà à l'étranger.»

Aujourd'hui, la Chênoise a retrouvé le goût de l'équipe nationale, qu'elle avait quittée de 2015 à 2019 car elle ne s'y sentait plus très bien. Elle avait voulu prendre du recul et profiter de quelques week-ends libres. Mais l'arrivée du nouveau sélectionneur Nils Nielsen, successeur de Martina Voss-Tecklenburg, a contribué à la faire revenir sur sa décision.

Sandy Maendly a manqué l'Euro 2017 aux Pays-Bas, de quoi la motiver davantage encore à décrocher une place de titulaire pour l'édition 2022 l'été prochain. Ensuite, elle devrait raccrocher les crampons. Son corps donne les premiers signes de fatigue.

Coeur grenat

Son coeur bat depuis toute petite pour les Grenat, elle qui avait pour idoles autrefois, dans ses jeunes années passées près des Charmilles où elle a grandi, les stars servettiennes comme Martin Petrov, Sébastien Fournier ou Marco Pascolo.

Elle aimerait bien poursuivre sa carrière à Servette, dans l'organigramme du club cette fois. Son contrat actuel prévoit déjà une collaboration dans l'administration.

En attendant, priorité à la pelouse, avec le prochain match qualificatif pour le Mondial, mardi contre la Croatie, à Zurich. Et si la Suisse se qualifiait pour le Mondial 2023 (en Australie et en Nouvelle-Zélande), Sandy Maendly serait-elle prête à jouer un an de plus? «Il ne faut jamais dire jamais. Mais je ne ferai pas l'année de trop», conclut-elle.