Il y a 30 ans, le Milan de Sacchi était sur le toit de l'Europe

ATS

16.6.2020

La consécration pour une équipe qui est considérée encore aujourd'hui comme l'une des meilleures de l'histoire: tel est le souvenir laissé par la finale du 23 mai 1990 de la Coupe d'Europe des clubs Champions.

Le Milan AC d'Arrigo Sacchi s'imposait 1-0 devant le Benfica de Sven Göran Eriksson.
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Au Prater de Vienne, le Milan d'Arrigo Sacchi s'imposait 1-0 devant le Benfica de Sven Göran Eriksson. Dans un match qui n'aura pas vraiment tenu ses promesses, les «Rossoneri» ont forcé la décision sur une réussite de Frank Rijkaard qui avait bénéficié d'un assist lumineux de Marco van Basten, le meilleur homme du match.

Avec le buteur, le passeur et Ruud Gullit, Arrigo Sacchi avait le bonheur d'aligner le trio maître de l'époque. Deux ans plus tôt, celui-ci avait conduit les Pays-Bas au titre lors de l'Euro en Allemagne. Après cette finale de Vienne, il rêvait de marcher cette fois sur le toit du monde avec le Mondial en Italie. Mais troisièmes seulement de leur groupe derrière l'Angleterre et l'Eire, les Néerlandais tombaient en huitième de finale, battus 2-1 par la RFA dans un match qui restera comme celui du crachat.

Un doublé qui aura tenu 27 ans

Cette année 1990 fut donc pour Frank Rijkaard, Marco Van Basten et Ruud Gullit surtout celle du doublé du Milan AC. Un exploit rare. Il faudra, en effet, attendre... vingt-sept ans et le succès 4-1 du Real Madrid face à la Juventus à Cardiff pour qu'une autre équipe signe à nouveau une telle performance. En 1989, le Milan avait, cette fois, réussi une fabuleuse démonstration lors de la finale de Barcelone. Il avait battu 4-0 le Steaua Bucarest sur deux doublés de Ruud Gullit et de Marco Van Basten pour remporter la troisième Coupe des Champions de son histoire.

Le Milan devait perdre sa couronne au sortir de l'hiver 1991 avec son élimination en quart de finale devant Marseille. Cette double confrontation avait été marquée par le refus des Milanais de reprendre le match après une panne d'un projecteur qui avait plongé le Vélodrome dans le noir à la 91e. Ils avaient tenté une sorte de coup de bluff pour arracher leur qualification sur le tapis vert après le 1-1 du match aller et cette défaite 1-0 qui se dessinait à Marseille.

Mats Magnusson: une énigme

La finale du Prater avait permis, par ailleurs, de replacer sous les feux de la rampe le premier joueur qui avait fait l'objet en Suisse d'un transfert plus d'un million de francs. Transféré de Malmoe au Servette FC en 1985, Mats Magnusson aura eu l'infortune de perdre deux finales de Coupe des clubs Champions avec Benfica, en 1988 contre le PSV Eindhoven et celle de 1990. Pour les supporters servettiens qui s'étaient très vite désespérés de ses ratés dans la surface adverse, le destin de Mats Magnusson demeure une énigme. Comment cet attaquant qui avait traversé la saison 1985/1986 sous le maillot grenat comme une ombre avait pu bénéficier d'une telle estime au sein de l'un des plus grands clubs au monde de l'époque ?

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