Murat Yakin

«Je ne veux pas parler de crise»

ATS

5.6.2022 - 23:47

«Je suis, bien sûr, très déçu. Cette défaite est amère. Nous avions un plan de jeu. Mais le Portugal a été très fort ce soir.» Murat Yakin ne peut que reconnaître sa défaite, ce 4-0 qui fait tache.

Murat Yakin ne peut que reconnaître la lourde défaite de la Nati à Lisbonne.
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5.6.2022 - 23:47

«Nous avons très mal défendu. Je me refuse de cibler des joueurs en particulier, mais le fait est que la saison a été très longue», poursuit le sélectionneur comme pour signifier que plusieurs de ses hommes n'ont plus beaucoup d'essence dans le réservoir. «En football comme en sport en général, il y a toujours des coups d'arrêt. Nous en accusons un aujourd'hui après avoir connu bien du succès à l'automne dernier.»

Le Bâlois entend prendre le temps de bien analyser cette rencontre pour en tirer les leçons. «Ce n'était pas notre soir. Il faut l'accepter. Comme reconnaître que le Portugal possède des joueurs de classe mondiale, lâche-t-il. Je ne veux pas parler de crise. Nous sommes capables de réagir lors de nos deux prochains matches à Genève contre l'Espagne et le Portugal. J'en suis convaincu. Il faudra forcer la chance. Nous y parviendrons. Ce soir comme à Prague jeudi dernier, elle n'était pas de notre côté. Lors de ces deux matches, il ne s'en est fallu d'un rien pour que nous ouvrions le score. Si nous y étions parvenus, les choses auraient été différentes.»

Fabian Frei: «Notre contre-pressing ne fonctionne plus»

«Il n'y a rien à dire sur le résultat, souligne pour sa part Fabian Frei. Les Portugais auraient pu marquer deux ou trois buts de plus. Avec plus de réussite, nous aurions pu prendre la main en début de match. Mais à 3-0, la messe était dite. Il est évident que nous ne défendons pas de la même manière que l'automne dernier. Notre contre-pressing ne fonctionne plus.»

Quant au capitaine Granit Xhaka, il trouve «impardonnable d'encaisser deux buts sur des ruptures à l'extérieur». «Cela fait mal dans la mesure où j'ai le sentiment que nous n'avons pas été aussi mauvais que cela, poursuit le Bâlois. Nous étions seulement trop laxistes dans le marquage sur leurs contres.»


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