Super League

La constance fait la sérénité chez les Young Boys

plh, ats

20.1.2021 - 05:00

A Young Boys, qui reprend mercredi (18h15) à Lugano, la sérénité continuelle détonne en Super League. Depuis plusieurs années, la calme prospère, même si les acteurs peuvent changer.

Rien ne semble pouvoir arrêter les Young Boys de Meschack Elia.
Keystone

Rien ne tremble au Wankdorf. Tout semble solide, les bases sont inébranlables. Cela est sans doute dû au classement, aux trois titres de champion de Suisse consécutifs, à un club qui présente des finances saines. Ce sont des éléments qui permettent au calme de pérenniser. A un point presque déroutant. La dernière fois que Young Boys a dû se séparer d'un entraîneur en cours de saison remonte il y a plus de cinq ans: Uli Forte était remplacé en septembre 2015 par Adi Hütter. Le départ de l'Autrichien à l'été 2018 s'était fait naturellement, après qu'il a ramené le titre dans la capitale.

Personne en Super League ne peut témoigner d'autant de stabilité. C'est peut-être la recette du succès. Il y a bien sûr quelque chose de plus facile quand tout va bien. Mais il ne s'agit pas d'oublier qu'YB a par exemple été sérieusement concurrencé par Saint-Gall la saison passée. Ou que l'efficacité à domicile est moindre ces derniers temps, avec une seule victoire, deux nuls et une défaite sur les quatre derniers matchs. Là où le Wankdorf avait quelque chose de la citadelle imprenable (17 victoires de suite avant ça).



Les conditions des matchs à huis clos sont-elles déstabilisantes pour les équipes qui jouent à domicile? Gerardo Seoane n'y croit en tout cas pas :"Lors de la reprise après le confinement, c'était un peu plus dur de jouer à domicile sans public, relève l'entraîneur d'YB. Les joueurs ont dû s'y habituer. Mais c'est toujours un avantage de jouer à un endroit auquel tu es habitué et que tu connais par coeur.»

Et puis, un temps durant, les Bernois ont aussi eu des difficultés hors de leurs bases: «Nous en étions conscients. Mais parfois, ce n'est pas pertinent d'évoquer les bilans à domicile ou à l'extérieur. Il faut parfois du temps pour tirer des leçons. Mais c'est clair que si l'on peut gagner trois ou quatre fois de suite à l'extérieur cela donne de la confiance et de la sécurité à l'équipe.» Reste qu'il y a des chiffres qui parlent pour l'équipe de Seoane: depuis avril 2017, YB n'a jamais perdu deux matchs de suite en Super League.

Jamais deux défaites consécutives

Autrement dit, sur les 128 dernières rencontres disputées en championnat, le club de la capitale n'a jamais enchaîné deux défaites. «Si l'on veut montrer une réaction après une défaite, il faut se remettre en question de manière critique, considère Seoane. Si ça fonctionne, on voit l'ambition et la mentalité de l'équipe. Après une défaite, elle parvient à mobiliser les ressources nécessaires pour tout de suite refaire un bon match.» Cela va au-delà des joueurs: depuis quatre ans, les visages ont changé à YB, avec presque l'ensemble de l'équipe qui a été renouvelée, à quelques exceptions près (Sulejmani, Aebischer...).

Ce n'est pas près de s'arrêter. A l'instar de Fabian Rieder, 18 ans, qui vient de signer son premier contrat professionnel, après avoir disputé plusieurs matchs durant l'automne. «Il fait partie des joueurs pour l'avenir, parmi lesquels nous croyons qu'ils peuvent nous guider d'ici deux à trois ans, juge son entraîneur. Quand je suis arrivé à YB (réd: en 2018), on me parlait déjà souvent de lui. Il a maintenant saisi sa chance, montrant de la constance, du calme et la maturité, ce qui explique sa présence régulière dans l'équipe. Il fait preuve d'une réelle maturité. Il convainc par son jeu, mais aussi par sa personnalité mais aussi par son humilité. Il a la tête sur les épaules. C'est le genre de joueur qu'un entraîneur désire.» Celui qui peut permettre à YB de garder sa ligne de conduite. Avec sérénité.

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