La Nati doit confirmer à Belfast et améliorer ses offensives

stw, ats

8.9.2021 - 05:15

stw, ats

8.9.2021 - 05:15

L'équipe de Suisse dispute mercredi à Belfast son quatrième match qualificatif pour la Coupe du monde 2022. Seul un succès contre l'Irlande du Nord permettra de bonifier le 0-0 obtenu dimanche face à l'Italie et de rester en bonne position avant les échéances automnales.

Haris Seferovic n'a pas eu un match facile dimanche soir face à l'Italie.
Keystone

Les Helvètes ont de bons souvenirs récents du Windsor Park, un petit stade typiquement britannique. Il y a quatre ans, dans une ambiance très chaude, ils s'étaient imposés 1-0 grâce à un penalty de Rodriguez en barrage aller de la Coupe du monde 2018. Une nouvelle victoire mercredi permettrait de faire un pas en direction du Qatar, même si le chemin pour y parvenir est encore long.

La situation est claire. En gagnant ses quatre autres derniers matches du groupe – deux fois contre l'Irlande du Nord (mercredi, et le 9 octobre à Genève), en Lituanie (12 octobre) et à domicile en conclusion contre la Bulgarie (15 novembre) – un nul contre les Italiens le 12 novembre à Rome serait alors suffisant pour s'assurer la première place du groupe C, et donc la qualification directe pour la phase finale au Qatar.

Une excellente lancée

Dans son passé récent, l'équipe de Suisse a maîtrisé avec succès ce genre de rencontres face à un adversaire plus faible. Depuis un revers 1-0 concédé en Slovénie voici sept ans, elle a justifié son rôle de favorite dans 21 de 23 matches de qualification pour un Euro ou une Coupe du monde, ce qui représente un taux de succès de plus de 90% avec un goal-average de 62-10. Les deux seuls accrocs ont été le 0-0 sans conséquence contre l'Irlande du Nord en barrage retour 2017 et un nul 1-1 en Eire en 2019.

Les Suisses ont toujours trouvé des solutions face à des adversaires défensifs et même parfois destructeurs. Vladimir Petkovic avait su insuffler à ses hommes une bonne mentalité, faite de respect et d'humilité, dans ces rencontres souvent piégeuses contre des équipes a priori plus faibles. Les qualités techniques de la sélection formée autour de Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri avaient fait le reste.

Science tactique

Petkovic n'est plus là, et tant Xhaka que Shaqiri n'ont pas fait le voyage à Belfast, de même que Breel Embolo. Un point d'interrogation subsiste aussi en ce début de saison quant à l'état de forme d'Haris Seferovic, après son Euro réussi avec trois buts.

La science tactique du nouveau sélectionneur Murat Yakin sera à nouveau requise, après le bon nul contre l'Italie. Mais cette fois, la préparation et l'état d'esprit devront partir dans une autre direction: il s'agira d'être bien plus percutant en phase offensive.

Gagner est plus dur que de ne pas perdre

«Contre l'Irlande du Nord, il nous faudra davantage de force de pénétration. Nous devrons être plus présents dans la surface adverse et nous préparer à faire preuve de patience», a résumé le sélectionneur.

Malgré le retour de Remo Freuler, l'équipe reste handicapée par plusieurs absences. Mais cela n'empêche pas Yakin d'être convaincu que ses hommes peuvent briller offensivement après avoir surtout bien défendu dimanche contre les champions d'Europe. «Nous avons aussi su faire circuler la balle face à l'Italie et montré que nous savons jouer au football.»

Il s'agira de confirmer et de gagner. Ceci alors qu'il est souvent plus simple de ne pas perdre un match que de devoir le gagner. Le duel contre les Nord-Irlandais permettra de voir si une équipe avec Fabian Frei, Michel Aebischer ou Renato Steffen est capable de gérer la pression d'une rencontre où la victoire est attendue.

Face au 51e du classement FIFA, on pourra aussi vérifier le poids des absents de marque que sont Xkaha ou Shaqiri. Manqueront-ils plus que contre les vainqueurs de l'Euro?

stw, ats