Ligue des champions : un Bayern décimé et en pleine polémique

AFP

22.11.2021

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22.11.2021

Le Bayern Munich est déjà qualifié pour les 8e de finale de Ligue des champions, mais avant le déplacement mardi à Kiev, l'équipe est décimée, plombée par le refus de certains joueurs de se faire vacciner, et doit surmonter une défaite inattendue samedi en Bundesliga.

Refusant de se faire vacciner, Joshua Kimmich est à l'isolement pour être un cas contact.
Keystone

«Nous n'avons pas la pression du résultat, sinon celle que le Bayern a pour tous les matches», a d'abord indiqué l'entraîneur bavarois, Julian Nagelsmann, en conférence de presse lundi, mais «nous avons huit joueurs manquants et plus beaucoup d'options sur le banc, notamment en attaque sur les ailes et pour la ligne arrière».

En plus des huit absents certains, Kingsley Coman et Marcel Sabitzer devraient être ménagés en vue de la réception de Bielefeld samedi en Bundesliga, alors que le Bayern reste sur une défaite samedi contre le mal classé Augsbourg (2-1) et ne compte plus qu'un point d'avance sur Dortmund.

«Pour 'King' et 'Sabi' (Coman et Sabitzer, ndlr), on ne sait pas s'ils pourront jouer», a précisé Nagelsmann: «'Sabi' a des problèmes de tendon d'Achille et de mollet. Coman n'a plus beaucoup de douleurs musculaires, mais nous devons attendre, parce que nous avons un match de Bundesliga important en fin de semaine. Si les deux sont absents, là nous aurons un effectif très réduit».



Le Bayern est confronté à un problème spécifique à cause de plusieurs joueurs qui refusent la vaccination contre le Covid: Joshua Kimmich, le véritable patron de l'équipe, Serge Gnabry, Jamal Musiala, Eric-Maxim Choupo-Moting et Michaël Cuisance, non vaccinés, ont été placés en quarantaine par les autorités sanitaires pour avoir côtoyé une personne positive, alors qu'eux-mêmes n'ont pas été testés positifs.

Dimanche, le quotidien Bild affirmait que le club avait décidé de réduire leurs salaires pendant les périodes de quarantaine. Le débat sur la vaccination est apparemment vif en interne au Bayern, et le chargé de presse du club a plusieurs fois demandé lundi aux journalistes - en vain - de «ne poser que des questions ayant trait au sport».

«Je ne crois pas que cette situation va faire s'effondrer l'équipe», a tenté de minimiser Nagelsmann, «ces rumeurs perturbantes font partie de la vie du FC Bayern». Bien sûr, le coach reconnaît que «ce serait plus agréable si tout était calme et allait dans la bonne direction», mais «une véritable équipe doit profiter de ces moments-là pour grandir et être solidaire. Ca ne signifie pas qu'on est toujours tous du même avis», a-t-il dit.