La Suisse s'offre la Finlande avec la manière

ATS

31.3.2021

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31.3.2021

L'équipe de Suisse a dû batailler pour prendre la mesure de la Finlande (3-2) en match amical à St-Gall.

Haris Seferovic jubile : l'attaquant du Benfica a donné la victoire à la Nati.
Keystone

La Suisse est redevenue une machine à gagner. Après une année 2020 sans victoire, la formation de Vladimir Petkovic a réussi la passe trois en six jours.

Victorieuse 3-1 de la Bulgarie jeudi et 1-0 de la Lituanie dimanche, la Suisse s'est imposée 3-2 à Saint-Gall devant la Finlande. Menée au score à la pause, elle a forcé la décision grâce à une tête de Haris Seferovic sur la 86e sur une action peut-être entachée d'un hors-jeu. Comme quoi, il peut être parfois utile de jouer encore des matches sans le concours de la VAR.

Vladimir Petkovic et ses joueurs ont, ainsi, réussi l'opération comptable qu'ils espéraient. Cette victoire leur permet de cueillir des points qui pourraient s'avérer précieux au classement FIFA. Si tout n'est pas à jeter en ce qui concerne le contenu, il est évident que la Suisse n'a pas livré le match du siècle. Mais une rencontre amicale comme bien d'autres par le passé avec ses parts d'ombre et de lumière.



Le trio maître

S'il y a un seul enseignement à tirer pour l'Euro, il réside dans l'importance cruciale de Granit Xhaka, de Xherdan Shaqiri et de Haris Seferovic dans la bonne marche de l'équipe. Même s'ils n'ont pas disputé l'intégralité de la rencontre, les trois hommes ont eu le temps de rappeler que rien ne sera possible sans eux en juin prochain. Le premier est le dépositaire du jeu, le deuxième l'animateur et le troisième le buteur. Il reste à Vladimir Petkovic de tout faire pour que ce trio aborde l'Euro en pleine possession de ses moyens. Si tel est le cas, il sera alors permis de rêver.

La composition des deux équipes renforçait encore le caractère amical de cette rencontre. Vladimir Petkovic et son homologue Markku Kanerva avaient tous les deux procédé à... neuf changements par rapport à dimanche où les deux équipes, faut-il le rappeler, étaient en lice pour le tour préliminaire de la Coupe du monde. Avec Nico Elvedi e Xherdan Shaqiri comme seuls "survivants", la Suisse a réussi son entame, notamment grâce à la vista d'un Shakiri promu capitaine pour sa 89e sélection. Mais elle devait, une fois de plus, payer au prix fort ses erreurs individuelles.

Omlin, Cömert et Sow coupables

Avec l'ouverture du score de Mario Gavranovic à la 21e sur une action conduite par Shaqiri et Djibril Sow, les Suisses étaient, semble-t-il, bien partis pour faire correctement le job. Seulement, Eray Cömert lâchait son marquage à la demi-heure sur Joel Pohjanpalo dont la reprise de la tête abusait un Jonas Omlin qui fut un peu trop "tendre" sur cette action. Neuf minutes plus tard, c'est Sow qui perdait un ballon à mi-terrain avant de freiner de manière illicite la rupture adverse pour un penalty transformé par ce même Pohjanpalo.

A la reprise, Vladimir Petkovic introduisait Granit Xhaka pour remettre de l'ordre dans le jeu de son équipe. Le remplacement de Kevin Mbabu offrait, par ailleurs, la possibilité à Edimilson Fernandes de glisser sur le flanc droit dans un rôle qu'il avait tenu avec un certain brio l'automne dernier. Même s'il a sans doute été dicté par le souci de ménager le temps de jeu de Mbabu, ce coaching laisse toutefois penser que le jeu est totalement ouvert à droite entre Mbabu, Silvan Widmer, Fernandes et aussi Jordan Lotomba.

Vargas et Fassnacht marquent des points

Mais c'est à gauche que le jeu suisse a penché en seconde période. L'introduction de Ruben Vargas a apporté un allant que Steven Zuber n'a pas su insuffler. Deux minutes après son introduction pour un Denis Zakaria bien discret, le joueur d'Augsbourg exploitait un très beau service de Christian Fassnacht pour signer le 2-2. Sur cette seule action, le passeur et le buteur ont marqué des points qui peuvent leur ouvrir les portes de l'Euro.