Fans valaisans au bord de la crise avant le derby de la peur

13.12.2019 - 16:24, ATS

Sa 40e rencontre officielle de l'année civile sera bien le derby de tous les dangers pour le FC Sion. Une défaite dimanche à Tourbillon contre Neuchâtel Xamax placera non seulement les Sédunois dans une situation «inconfortable» au classement mais elle attisera aussi la colère des supporters que l'on dit au bord de la crise de nerfs.

Défaite interdite pour Pajtim Kasami et Raphaël Nuzzolo dimanche à Tourbillon.
Keystone

Battue 4-0 dimanche à Bâle à l'issue d'une rencontre où elle n'a pratiquement rien montré, la formation de Christian Zermatten et de Sébastien Bichard, les deux intérimaires qui livreront très dimanche leur dernière partition, se doit de réagir. De cueillir les trois points qui laisseront son adversaire du jour à dix longueurs au classement. De prendre congé sur une bonne note de son public qui aura vu, cette année, deux anciens grands défenseurs de l'équipe de Suisse, Murat Yakin et Stéphane Henchoz, se brûler les ailes à la tête d'une équipe dont la seule constance est son inconstance.

Partir dans tous les sens

Ce derby mettra aux prises deux équipes en grande souffrance. Le FC Sion n'a cueilli que quatre points lors de ses dix derniers matches, Neuchâtel Xamax que deux lors de ses cinq derniers. Même si les Sédunois restent sur deux victoires face aux Xamaxiens et même si Joël Magnin sera privé des services de Gaëtan Karlen et d'André Neitzke, deux ex-Sédunois qui auraient eu à coeur de briller à Tourbillon, tout pronostic est hasardeux. Ce derby peut effectivement partir dans tous les sens.

Samedi à Genève, l'incertitude ne sera pas vraiment de mise. Six jours après sa démonstration au Letzigrund devant le FC Zurich, le Servette FC accueille la «lanterne rouge» Thoune qui a perdu huit de ses neuf derniers matches de championnat. Le week-end dernier, la formation de l'Oberland s'est inclinée 4-1 à domicile devant le FC Saint-Gall dans une rencontre où elle est apparue très vite résignée. Sans doute toujours privée de ses deux demis Miguel Castroman et Matteo Tosetti, elle présente en cette fin d'année le visage d'une équipe qui n'y croit plus vraiment, qui a perdu ce supplément d'âme grâce auquel elle avait assuré son maintien ces dernières saisons.

Sébastien Wüthrich sur la touche

A Genève, tous les feux seraient au vert si l'annonce de la non-reconduction du contrat de Sébastien Wüthrich n'avait pas jeté un froid. Malgré le soutien de Rolex, le président Didier Fischer reste attaché à une gestion extrêmement rigoureuse de la grille des salaires. Il n'oublie pas les dérives de son prédécesseur qui a failli entraîner une deuxième faillite. Quitte à laisser désormais sur la touche son no 10, lequel n'a cessé depuis son arrivée à Genève à l'été 2017 de ravir les esthètes.

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