Mondial 2022

En pleine reconstruction, l'Irlande du Nord abat sa dernière carte

ATS

8.9.2021 - 05:00

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8.9.2021 - 05:00

L'équipe d'Irlande du Nord est en phase de reconstruction. Mercredi contre la Suisse, elle jouera sans doute sa dernière chance pour se qualifier pour le Qatar.

Ian Baraclough espère que le Windsor Park sera copieusement garni.
Ian Baraclough espère que le Windsor Park sera copieusement garni.
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Les Nord-Irlandais avaient connu une période faste il y a quelques années, en se qualifiant pour l'Euro 2016 sous la houlette de leur sélectionneur Michael O'Neill. Ils attendaient un tel moment depuis trente ans! Mais la sélection 2021 est différente par rapport aux héros de 2016 ou 2017, quand elle avait échoué de peu contre les Suisses en barrage de la Coupe du monde.

C'est désormais un groupe qui est en phase de reconstruction avec un nouvel entraîneur et toute une série de jeunes éléments qui prennent le relais de leurs aînés. L'objectif est évidemment de se qualifier à nouveau pour un grand tournoi.

«A Night to Remember»

L'Irlande du Nord en semble assez loin. Elle n'a récolté que quatre points lors de ses trois premiers matches du groupe C. Le duel de mercredi contre les Helvètes constitue dès lors une sorte de match de la dernière chance pour viser au moins la deuxième place de la poule.

Le sélectionneur Ian Baraclough espère que le Windsor Park sera copieusement garni et que les fans pousseront bruyamment ses joueurs. «A Night to Remember», a-t-il promis au public. Son équipe semble en reprise, avec trois victoires lors de ses quatre derniers matches. Mais les victimes ont été Malte, la Lituanie et l'Estonie, ce qui permet de relativiser quand même.

Un sélectionneur au parcours particulier

Baraclough (50 ans) a été mis en poste au printemps 2020, en pleine pandémie. Sa nomination a été accueillie avec scepticisme, l'homme n'étant pas très connu.

Il avait fait sa publicité en effectuant un excellent travail à la tête de la sélection M21, gagnant six matches sur dix lors des qualifications de l'Euro, avec notamment un succès contre l'Espagne future championne d'Europe.

Ce ne sont pas seulement les résultats qui ont parlé en faveur de Baraclough, mais aussi sa manière de gérer les jeunes joueurs. Le technicien s'est appuyé sur ses expériences personnelles. Il a en effet eu la douleur de perdre sa maman alors qu'il n'avait que huit ans. Son père s'est retrouvé seul pour l'élever en compagnie de ses quatre frères aînés. «J'ai beaucoup appris de la manière de mon père de s'occuper de mes frères et moi. Je peux maintenant reproduire certaines choses avec mes jeunes joueurs», a-t-il expliqué.

Un seul joueur de Premier League

Quelques éléments des M21 ont été intégrés dans l'équipe A. Mais il y aura sans doute deux ou trois trentenaires dans le onze de départ mercredi contre les protégés de Murat Yakin.

La semaine dernière lors du succès 4-1 en Lituanie, Baraclough avait titularisé six joueurs de moins de 24 ans, dont cinq qu'il avait déjà eus sous ses ordres en M21.

La sélection ne comporte aucun grand nom. En raison de la blessure de Jonny Evans (Leicester), un seul joueur de Premier League fait partie du cadre, en l'occurrence Jamal Lewis, le latéral de Norwich. Les autres jouent principalement dans les divisions inférieures en Angleterre, ou en Ecosse.

ATS