Ligue des champions

Une revanche de la finale 2020 très attendue

ats

6.4.2021 - 10:00

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6.4.2021 - 10:00

C'est sans doute le duel le plus attendu des quarts de finale de la Ligue des champions: le Bayern Munich reçoit le Paris Saint-Germain pour une revanche de la finale 2020 gagnée par les Allemands 1-0. L'autre rencontre de mercredi, déplacée à Séville, opposera Porto à Chelsea.

Duel au sommet entre le PSG de Mbappé et le Bayern de Kimmich.
Keystone

Les deux finalistes de la dernière édition ont vécu des fortunes diverses ce week-end dans leur championnat. Les Bavarois l'ont emporté 1-0 samedi sur la pelouse de leur premier poursuivant, le RB Leipzig, désormais repoussé à sept points. Un neuvième titre consécutif en Bundesliga tend les mains au «Rekordmeister».

Par contre, le PSG s'est fait surprendre à domicile (0-1) par Lille, qui s'est emparé de la tête de la Ligue 1. Les stars parisiennes ont cruellement déçu lors de ce choc, à commencer par le secteur offensif. Nerveux, Neymar a été expulsé alors que Mbappé et Di Maria ont à peu près tout raté. La dose de confiance n'est ainsi sans doute pas au même niveau dans les têtes des deux formations.

Absences de poids

Pour ce match aller dans la capitale de la Bavière, les protagonistes accusent chacun plusieurs absences de poids. Le tenant du titre devra faire sans deux de ses principales armes offensives, à savoir Robert Lewandowski, blessé à un genou et aussi forfait pour le retour la semaine prochaine, et Serge Gnabry, testé positif mardi au Covid-19 après s'être plaint de maux de gorge. L'attaque du Bayern devrait donc être menée par le Camerounais Eric Maxim Choupo-Moting, un ancien du PSG où il a évolué de 2018 à 2020.

Pour leur part, les Parisiens seront privés des internationaux italiens Marco Verratti et Alessandro Florenzi, tous deux positifs au Covid-19. Leandro Paredes (suspendu), Layvin Kurzawa et Mauro Icardi (blessés) ne seront non plus pas sur la pelouse.

Chelsea pour se remettre

Contre Porto, Chelsea aura tout intérêt à resserrer les boulons en défense. Principal atout des Londoniens depuis l'arrivée de Thomas Tuchel, l'arrière-garde des Blues a volé en éclats samedi en Premier League avec un revers à domicile contre l'avant-dernier, West Bromwich Albion (2-5).

Manque de fixation du porteur du ballon, marquage lâche, placement hasardeux, absence totale de cohésion... Impossible de reconnaître l'équipe qui avait gardé sa cage inviolée lors de 12 des 14 matches précédents sous la houlette de Tuchel, dont les deux en 8es de finale contre l'Atlético Madrid (1-0, 2-0).

Malgré de lourds investissements du club cet été résolument orientés vers le secteur offensif, avec Timo Werner, Kai Havertz ou Hakim Ziyech, l'ex-entraîneur du PSG s'était attaché à rendre la forteresse bleue imprenable à son arrivée. Il avait tout de suite opté pour un système à trois centraux, et deux pistons qui ne comptent pas leurs efforts sur les côtés, sans oublier la présence rassurante d'un N'Golo Kanté devant la défense.

Dans ce match aller «à l'extérieur» – notion toute relative, l'aller comme le retour se disputant à Séville en raison des restrictions de circulation liées à la pandémie de Covid-19 -, Chelsea devra vite retrouver son assurance. Tuchel a des choix difficiles à faire.

Les deux avertissements reçus samedi par Thiago Silva peuvent être imputés à un manque de rythme après une assez longue absence. C'est compréhensible à 36 ans, mais peut-être rédhibitoire pour un match avec un tel enjeu.

Porto sans peur et sans pression

En face d'eux, les Anglais trouveront un Porto qui ne doute plus de rien après son incroyable qualification face à la Juventus, arrachée dans la prolongation à Turin (2-1, 2-3). Distancée par le Sporting en championnat, l'équipe de Sergio Conceiçao est la moins bien classée des huit équipes encore en course à l'indice UEFA, derrière Chelsea, mais elle a bien moins de pression.

Franchir les quarts pour la première fois depuis que José Mourinho avait emmené les «Dragons» à la victoire finale en 2003/2004 serait déjà un bel exploit, alors que les Londoniens nourrissent des ambitions bien plus élevées.

ats