Ludovic Waeber : "Je me bats pour être le numéro un"

ATS

10.11.2021 - 14:47

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10.11.2021 - 14:47

Après une édition 2020 tronquée par la pandémie, la Suisse est de retour à Krefeld pour y disputer la Deutschland Cup. Retenu pour la première fois avec les «A», le gardien Ludovic Waeber veut que Patrick Fischer se rappelle de lui.

Ludovic Waeber va vivre sa première expérience avec l'équipe de Suisse.
Keystone

A moins de 100 jours des JO de Pékin, la tension monte gentiment pour les hockeyeurs suisses susceptibles de partir en Chine défier les stars de la NHL. Et si les deux postes de gardien semblent appartenir à Leonardo Genoni et Reto Berra, il reste une place pour un troisième larron. Sélectionné avec Joren van Pottelberghe et Philip Wüthrich pour cette Deutschland Cup, le Fribourgeois Ludovic Waeber, 26 ans, espère bien poursuivre le bon travail effectué en club à Zurich.

Ancienne doublure de Berra à Fribourg, le néophyte a su se faire sa place au sein des Lions en prenant même la place de titulaire à Lukas Flüeler. Interview:


Ludovic, quel est votre sentiment après ces premiers entraînements avec l'équipe de Suisse «A»?

«C'est d'abord une immense fierté de se dire que je fais partie d'un groupe élargi à quelques semaines des JO de Pékin. Je vais tenter de me montrer et de donner le meilleur de moi-même. Pour un futur proche, mais aussi pour la suite. Il y a trois places de gardien pour les Jeux et pour le Championnat du monde au printemps en Finlande. A moi de prouver ma valeur.»

Bon, avec Genoni et Berra, il ne reste certainement qu'une place...

«Je ne vais pas me leurrer, ce sont deux portiers qui sont non seulement excellents, mais disposent en plus d'une grande expérience internationale. Après, mon approche ne change pas. Je me bats pour être le numéro un. Et c'est un privilège de pouvoir s'entraîner et jouer avec les meilleurs.»

Comme il y a trois matches à Krefeld, ce sera chacun un match avec van Pottelberghe et Wüthrich?

«On n'a pas encore eu cette discussion avec le coach.»

A Zurich vous côtoyez déjà de très bons joueurs. Qu'est-ce qui change avec l'équipe nationale?

«Je dirais qu'on sent qu'on est avec les meilleurs. Et je ne parle pas que d'aptitudes sur la glace. Ce sont les meilleurs parce qu'ils sont performants techniquement, mais aussi et surtout parce qu'ils sont plus forts mentalement et qu'ils ont une grande confiance en eux. On pourrait presque parler d'une aura.»

Quand vous mentionnez l'aura, on imagine tout de suite Andres Ambühl, toujours là à 38 ans.

«Exactement, c'est un très bon exemple. Je l'ai rencontré pour la première fois lundi. Il est venu me saluer. Il était extrêmement gentil. Il m'a souri, sans les dents. Et une fois sur la glace, tu comprends pourquoi il est toujours au top. Avec des exemples pareils, tu ne peux pas prendre de congé et tu dois te livrer à 120%.»

Passer de titulaire de l'une des meilleures équipes du pays à éventuellement troisième gardien, cela ne doit pas être évident?

«C'est clair que tu n'as pas le même rôle qu'en club. En fait, tu joues pour quelque chose de plus grand. Quand tu portes le maillot de l'équipe nationale (réd: il l'a porté en M18 et en M20), tu joues pour le présent, mais aussi pour le futur et pour le passé. Et puis en club, tu peux progresser, alors que quand tu es avec la sélection, tu es censé être le meilleur.»

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