Abus sexuels

Le dénouement d'une affaire odieuse ? 

ATS

8.1.2021 - 15:11

L'ex-entraîneur Gilles Beyer est dans la tourmente. Accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes, il va être présenté à un juge d'instruction en vue d'une possible mise en examen à l'issue de 48 heures de garde à vue.

Sarah Abitbol (ici avec Stéphane Bernadis en 2002) aurait été abusée par Gilles Beyer.
Keystone

Le parquet a ouvert une information judiciaire des chefs d'"agressions sexuelles par personne ayant autorité et harcèlements sexuels par personne ayant autorité» visant M. Beyer. Sa garde à vue a été entamée mercredi matin à la Brigade des mineurs en charge de l'enquête et s'est achevée vendredi. M. Beyer devait être présenté à un juge en vue d'une possible mise en examen.

Gilles Beyer est au centre d'un scandale après les accusations de viols et d'agressions sexuelles répétés, entre 1990 et 1992, de l'ancienne patineuse Sarah Abitbol dans le livre «Un si long silence» (Plon), paru début 2020. Le parquet de Paris avait ouvert le 4 février 2020 une enquête préliminaire pour «viols et agressions sexuelles sur mineures par personne ayant autorité».

Une source proche du dossier a toutefois indiqué que les accusations de femmes mineures au moment des faits supposés, parmi lesquelles celles de Mme Abitbol, étaient prescrites. Selon cette source, seules des accusations plus récentes, portées par des femmes majeures au moment des faits, ne sont pas prescrites et pouvaient faire l'objet de poursuites.

Dans une déclaration écrite, M. Beyer avait reconnu «des relations intimes» et «inappropriées» avec Sarah Abitbol, lui présentant des «excuses». Contacté vendredi, son avocat, Me Thibault de Montbrial, n'a pas souhaité réagir.

Ces révélations avaient créé une véritable détonation dans le monde du sport et notamment dans celui du patinage. Le président pendant plus de vingt ans de la Fédération française des sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet, avait été contraint de démissionner de son poste début février, sous pression de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu.

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ATS