Caster Semenya a déposé son recours auprès du TAS

ATS

19.6.2018

La double championne olympique sud-africaine Caster Semenya a déposé un recours auprès du TAS contre les nouvelles règles imposées aux athlètes féminines hyperandrogènes. Elle juge que cette mesure vise à ralentir sa domination sur l'athlétisme féminin.

Caster Semenya conteste les nouvelles règles imposées aux athlètes féminines hyperandrogènes.
Keystone

Le Tribunal arbitral du sport a confirmé avoir reçu un recours de la double championne olympique sud-africaine Caster Semenya, qui estime "illégales" les règles imposées aux athlètes féminines hyperandrogènes par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

Le TAS, tribunal suprême du sport, qui siège à Lausanne, a enregistré une demande d'arbitrage déposée par Caster Semenya contre l'IAAF. L'athlète demande au TAS de constater "l'illégalité du règlement" de l'IAAF et d'empêcher son application.

Fin avril, l'IAAF a annoncé l'introduction, à compter du 1er novembre, de nouvelles règles pour les athlètes féminines qui produisent naturellement beaucoup de testostérone, au motif que ce désordre hormonal les avantageait.

Selon ces règles, les athlètes concernées devront faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone sous les 5 nanomoles/l de sang si elles veulent participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

Cette nouvelle réglementation a provoqué un tollé en Afrique du Sud. Elle y a été interprétée comme un moyen de "ralentir" Caster Semenya, dont la domination sans partage sur l'épreuve du 800 m suscite de nombreux commentaires.

"Je suis très fâchée d'avoir été à nouveau placée sous les projecteurs", a déclaré l'athlète citée dans un communiqué publié lundi par ses avocats. "Je n'aime pas parler de cette nouvelle règle, je veux juste courir naturellement, telle que je suis née".

"Il n'est pas juste que certains remettent en cause celle que je suis", a insisté Semenya, "je suis Mokgadi Caster Semenya, je suis une femme et je suis rapide".

"C'est un dossier majeur qui met en cause les droits humains et la discrimination contre les athlètes femmes, avec un impact considérable sur les droits des genres", a commenté l'un de ses avocats, Gregory Nott.

La Fédération sud-africaine d'athlétisme avait déjà saisi le TAS, dès le mois dernier, au sujet du nouveau règlement.

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