NBA : et revoilà les Warriors, où la joie de jouer transpire à nouveau

AFP

12.11.2021 - 12:37

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12.11.2021 - 12:37

Stephen Curry n'a plus besoin de marquer 50 points pour faire exister Golden State. Autour de lui, Steve Kerr a rebâti une équipe séduisante qui domine le début de saison NBA et peut espérer plus encore avec le retour attendu de Klay Thompson.

Stephen Curry réussit un début de saison à la hauteur des attentes en NBA.
Keystone

Au sommet de la NBA entre 2015 et 2019 avec trois titres en cinq finales qui en ont fait une des meilleures équipes de l'histoire, aux côtés des Bulls 1996-1998 de Michael Jordan, les Warriors retrouvent de leur superbe cet automne, après plus de deux ans à manger leur pain noir.

En deux soirs funestes, les 10 et 13 juin 2019 face à Toronto, leur monde s'est écroulé. Il y a d'abord eu la rupture du tendon d'Achille droit dont a été victime Kevin Durant, qui aura mis un an et demi pour s'en remettre (et joue désormais à Brooklyn). Puis celle des ligaments croisés du genou gauche qui a foudroyé Thompson.

Buvant le calice jusqu'à la lie, Golden State manqua le triplé, et les Raptors furent sacrés champions. Trente mois plus tard, Curry est toujours orphelin de son «Splash Brother», avec lequel il formait une des plus étourdissantes paires de shooteurs.

Car Klay Thompson s'est aussi rompu le tendon d'Achille il y a un an. Et Stephen Curry, MVP en 2015 et 2016, a aussi eu sa part de malheur en se fracturant une main en octobre 2019. Les Warriors avaient alors sombré dans les abysses.

«Beaucoup d'armes»

La saison passée, le meneur All Star a retrouvé son niveau d'excellence. Mais ses exploits – il a fini meilleur marqueur de la Ligue avec 32 points de moyenne – n'ont pu faire de miracle. Golden State avait échoué à disputer les play-off, stoppé en barrages par les Lakers puis Memphis.

Or, si Stephen Curry était le seul à épicer le jeu de l'équipe malgré l'habituelle abnégation de Draymond Green, ce n'est plus le cas. Des joueurs donnent enfin la pleine mesure de leur talent, à l'image d'Andrew Wiggins, qui avait surtout fait parler de lui à l'intersaison en refusant de se faire vacciner contre le Covid-19 avant de s'y contraindre.

Mercredi, contre Minnesota (123-108), il a été étincelant (35 points, à 14/19 aux tirs). «Nous avons des joueurs qui prennent soin les uns des autres, c'est une équipe qui a de la profondeur. Il y a beaucoup d'armes, beaucoup d'options différentes à notre disposition. Le groupe est vraiment dévoué et connecté», s'est enthousiasmé Steve Kerr.

Thompson à Noël ?

L'entraîneur, qui a notamment fait revenir le précieux vétéran Andre Iguodala et recruté l'ailier serbe Nemanja Bjelica, autant pour les muscles que pour l'expérience, est l'homme-clé de la résurrection des Warriors. Ceux-ci ont remporté 10 de leurs 11 premiers matches dans cet exercice 2021/22.

L'équipe s'appuie évidemment sur son incontournable leader, Stephen Curry, auteur d'une entame de saison à la hauteur de la précédente. A 33 ans, celui qui devrait dépasser d'ici la fin de l'année Ray Allen au sommet des meilleurs artilleurs à trois points de l'histoire est encore au firmament de son basket, comme le prouve son match à 50 points en 35 minutes lundi contre Atlanta.

Et les fans des «Dubs» de se prendre à rêver d'un retour en fanfare des «Splash Brothers», lorsque Klay Thompson sera enfin apte à rejouer. Autour de Noël, selon plusieurs médias bien informés. Recouvrer le rythme sera alors sa principale difficulté, et les premières semaines seront peut-être peu probantes.

Nouvelle alchimie à trouver

Il faudra à Steve Kerr créer une nouvelle alchimie, comme pour James Wiseman, intérieur à fort potentiel, drafté en 3e position l'an passé et qui pourrait lui revenir fin novembre, sept mois après une blessure au ménisque droit.

«J'aime vraiment cette équipe et la façon dont les pièces s'emboîtent. J'aime le nombre de joueurs dont nous disposons qui ont un très bon QI basket», s'est félicité le coach californien, qui sait mieux que personne jusqu'où peut aller son équipe.

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